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Exercice physique : faites-vous plaisir !

Dernière mise à jour: avril 2017 | 9720 visites
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news Le paramètre psychologique joue un rôle important dans le plaisir que suscite l’activité physique : ceux qui pratiquent un sport avec des pieds de plomb risquent de décrocher rapidement.

L’idée, c’est qu’en l’absence de réelle motivation au départ, il faut se convaincre que non seulement l’exercice est bon pour la santé physique, mais aussi pour la santé mentale, en tant que source de plaisir et bien-être. L’expérience, réalisée par une équipe suisse (université de Fribourg), a réuni des hommes et des femmes âgés de 18 à 32 ans pour une séance de 30 minutes de pédalage sur un vélo stationnaire. Les participants ont été divisés en deux groupes : avant l’exercice, les uns ont visionné un film vantant les effets positifs du cyclisme, alors que les autres ont regardé une vidéo sans rapport avec le sport. Avant et après l’exercice, chacun a rempli un questionnaire sur son état d’esprit et son sentiment de bien-être, alors qu’avant le test, ils ont donné leur appréciation sur les bienfaits de l’activité physique.

Résultat ? Les chercheurs parlent d’une sorte d’effet Pygmalion, « une prophétie auto-réalisatrice », en ce sens que le degré de croyance dans les vertus du sport influence nettement les performances. « On peut parler d’effet placebo », commente Body Science. « Ceux qui croyaient au départ que l’activité physique présente des effets positifs ont plus apprécié l’exercice, qui a amélioré leur humeur et réduit leur anxiété, par rapport aux plus incrédules. »

L’enregistrement de l’activité cérébrale (électro-encéphalogramme) pendant l’expérience montre des différences au bénéfice de ceux qui avaient exprimé les attentes les plus positives et/ou qui avaient regardé le film sur les bienfaits du sport. Comme l’expliquent les chercheurs, « les croyances dans les vertus - bienfaits et plaisir - de l’activité physique ont certainement des conséquences sur notre motivation à pratiquer un sport : elles peuvent constituer un facteur déterminant pour nous décider à aller courir ou au contraire nous inciter à rester vautré devant la télé ». La sensibilisation dès le plus jeune âge, par les parents et par l’encadrement scolaire, joue à cet égard un rôle fondamental.

Source: Journal of Behavioral Medicine (https://link.springer.com/j)
publié le : 12/04/2017 , mis à jour le 11/04/2017
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