Allergie alimentaire : la menace du voyage en avion

Dernière mise à jour: mai 2019 | 1991 visites
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news A côté des grands classiques (œuf, arachide, crustacés…), des allergènes émergents attirent de plus en plus l’attention. Il en va ainsi aussi des déplacements en avion, un environnement à risque.

La sonnette d’alarme est tirée par le Réseau français d’allergo-vigilance (RAV). Les données de surveillance mettent en évidence l’émergence de nouveaux allergènes comme le sarrasin, le lait des petits ruminants (chèvre et brebis), le kiwi, le pignon de pin, la viande, ou encore le pois et les lentilles. Pour ces aliments, « le risque anaphylactique (réaction allergique sévère) est supérieur à celui de certains allergènes de mention obligatoire », souligne le RAV, cité par Le Généraliste. Le RAV recommande « la mise à jour régulière de la liste des allergènes alimentaires qui doivent être signalés, afin de mieux prévenir le risque d’allergie grave ».

Par ailleurs, chez l’adulte, des facteurs aggravants ont été identifiés dans 50% des cas d’anaphylaxie, comme l’effort physique et l’alcool. Autre situation encore méconnue : les voyages en avion. Ainsi, « du fait du confinement et de la ventilation, la propagation des allergènes alimentaires est facilitée, ce qui peut provoquer des réactions par inhalation ». Une enquête réalisée aux Etats-Unis montre que la moitié des réactions allergiques alimentaires constatées dans les avions sont secondaires à une inhalation. D’où une réflexion sur une éventuelle éviction des aliments les plus à risque d’anaphylaxie dans les menus proposés par les compagnies aériennes.

Enfin, le RAV appelle à améliorer l’information des médecins (recommandations ou guide de bonne pratique) et des patients (notamment sur les risques des repas hors foyer).

Source: Réseau d’allergo-vigilance (www.allergyvigilance.org)
publié le : 01/06/2019
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