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La maladie de Parkinson détectée très tôt par une prise de sang ?

Dernière mise à jour: février 2021 | 2617 visites
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news Les résultats des analyses de sang peuvent-ils permettre d’identifier à un stade très précoce les personnes qui commencent à développer la maladie de Parkinson ? Certains marqueurs biologiques pourraient constituer des indicateurs intéressants.

La maladie de Parkinson est la deuxième maladie neurodégénérative la plus fréquente après la maladie d’Alzheimer. Elle est caractérisée par un déficit en dopamine dans certaines structures du cerveau, et la baisse du taux de ce neurotransmetteur est à l’origine de symptômes moteurs comme les tremblements, les mouvements lents, la raideur et la perte d’équilibre. Un diagnostic précoce est important pour une prise en charge optimale : le traitement ne vise pas la guérison, mais il permet d’aider à contrôler les symptômes.

Des indices importants

On sait que des symptômes non moteurs peuvent survenir jusqu’à vingt ans avant l’apparition des signes moteurs, notamment de la constipation et une hyposmie (baisse de l’odorat). Une équipe japonaise (université de Nagoya) s’est demandé s’il était possible d’identifier des biomarqueurs associés au stade prémoteur de la maladie de Parkinson. Pour cela, elle a comparé les dossiers médicaux de patients et de personnes aux profils similaires (âge, données démographiques, statut socio-économique, mode de vie…) ne souffrant pas de la maladie. Les chercheurs ont examiné les résultats des analyses de sang réalisées au fil des ans, donc bien avant le diagnostic de Parkinson. Que constate-t-on ?

Les hommes. Ce qui distingue les patients qui manifesteront plus tard des symptômes moteurs, c’est une baisse progressive du taux de cholestérol total et de LDL-cholestérol, ainsi qu'une diminution de l’hématocrite (la concentration du sang en globules rouges). On observe aussi un poids et un indice de masse corporelle (rapport taille - poids) plus faibles.

Les femmes. Chez elles, la différence porte sur une pression artérielle plus élevée, tout comme le taux d’aspartate aminotransférase, une enzyme présente dans de nombreux tissus - dont le cerveau - et qui sont libérées en cas de destruction de l’un de ces tissus. Les autres paramètres sont globalement inférieurs à ceux des femmes qui n’ont pas développé la maladie.

De fait, ces éléments ne sont pas spécifiques à la maladie de Parkinson, et ils peuvent renvoyer vers bien d’autres diagnostics. Ce qu’indiquent les auteurs, c’est qu’il s’agit d’indices anthropométriques et sérologiques susceptibles de constituer des marqueurs potentiels d’un stade prémoteur, et donc précoce, de Parkinson. Tous les outils mis à la disposition des médecins sont utiles, et ces données pourraient en faire partie.

Voir aussi l'article : Vidéo - Quels traitements contre Parkinson ?

Source: Scientific Reports (www.nature.com/srep)
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