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Rhumatismes : quelle alimentation pour soulager les symptômes ?

Dernière mise à jour: mars 2021 | 4380 visites
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news En cas de rhumatisme inflammatoire chronique, certaines adaptations de l’alimentation peuvent contribuer à atténuer les manifestations de la maladie. D’autres par contre, comme les régimes d’exclusion, ne sont pas utiles.

Les rhumatismes inflammatoires se caractérisent par des inflammations de longue durée (chroniques) affectant une ou plusieurs articulations, ainsi que la région les entourant. Les types les plus fréquents de rhumatisme inflammatoire sont la polyarthrite rhumatoïde, la spondylarthrite ankylosante (maladie de Bechterew) et le rhumatisme psoriasique. Les symptômes classiques touchant l’articulation sont la douleur, le gonflement, la chaleur, la perte de force et la raideur.

L'alimentation la mieux adaptée

En l’état des connaissances médicales, la guérison complète n’est pas possible, mais une série de médicaments permettent d’atténuer l’activité et la sévérité de la maladie. Dans ce contexte, de nombreux patients sont en demande de recommandations sur l’alimentation la mieux adaptée. La Société française de rhumatologie répond à une série de leurs questions.

La perte de poids. C’est le premier objectif que doivent viser les patients en surpoids ou obèses. Plusieurs études ont mis en évidence une réduction de l’activité des rhumatismes inflammatoires chroniques (RIC) avec la perte pondérale. Ceci s'explique sans doute par le lien entre l’inflammation et le surpoids, alors que l’amaigrissement présente des effets bénéfiques sur le plan cardiométabolique et psychologique.

Les régimes d’exclusion. Une proportion non négligeable des patients adhère à un régime sans gluten ou sans lactose. Or, ces exclusions alimentaires n’ont pas démontré leur intérêt dans le rhumatisme inflammatoire. Au contraire, elles peuvent conduire à des carences. Concernant le lactose, les laitages fermentés, les yaourts et les fromages sont une bonne source de probiotiques, associés à une baisse du risque cardiovasculaire. Les apports en calcium sont importants aussi face au risque d’ostéoporose et de fracture.

Les suppléments. Sauf carence avérée, la supplémentation en vitamines (B9, D, E, K) ou en minéraux (sélénium, zinc) n’est pas utile. La protection des articulations par le fer, le magnésium, le manganèse ou le thé est une idée reçue.

Les oméga-3. Des études de bonne qualité ont montré qu’une alimentation riche en acides gras polyinsaturés, principalement en oméga-3 des poissons gras et de leurs huiles, peut contribuer à diminuer la raideur et la douleur.

Le régime méditerranéen. Ce régime alimentaire a démontré un bénéfice sur les symptômes articulaires, ainsi que des effets cardiométaboliques protecteurs. Les grands principes : abondance de fruits et de légumes, de grains entiers et de céréales complètes, consommation modérée de poisson et de produits laitiers, limitation stricte de la viande (surtout rouge et transformée).

Les coups de pouce. On peut conseiller d’enrichir son alimentation en safran, cannelle, ail, gingembre, sésame ou concentré de grenade, puisque des données tendent à indiquer leur intérêt.

Voir aussi l'article : Rhumatismes : quelle est l'influence de la météo ?

Source: Société française de rhumatologie (https://sfr.larhumatologie.) via Egora (www.egora.fr)
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