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Ado heureux = adulte heureux… mais divorcé !

Dernière mise à jour: mars 2012 | 5451 visites
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news Le bien-être à l’adolescence est associé au bonheur à l’âge adulte, selon une étude anglaise. Mais résultat surprenant : un ado heureux présente une probabilité plus élevée de voir son futur mariage déboucher sur un divorce !

Ces conclusions sont le fruit d’un très long suivi, s’étalant sur plusieurs dizaines d’années, de quelque 3.000 Britanniques. Contrairement à bien d’autres études, les chercheurs de l’Université de Cambridge ne se sont pas intéressés, cette fois, au lien entre une enfance difficile et des problèmes de santé mentale à l’âge adulte, mais ont envisagé l’impact ultérieur du bien-être à l’adolescence.

La perception d’une enfance « positive » est le fruit de questionnaires soumis, à l’époque, aux enseignants. L’élève recevait des points en fonction de quatre critères : « sociabilité avec les autres enfants », « particulièrement heureux et satisfait », « se fait des amis très facilement », et « extrêmement énergique, ne se lasse pas ».

Les professeurs ont également relevé les difficultés rencontrées par les uns et les autres (agitation, rêverie, désobéissance, anxiété, peur, troubles de l’attention…). Lorsque les ados sont devenus adultes et ont atteint la quarantaine, une nouvelle évaluation socio-psychologique a été réalisée, en s’intéressant en particulier au statut professionnel et à l’univers relationnel.

Résultat (publié dans le « Journal of Positive Psychology ») : les ados évalués (très) positivement par leurs enseignants étaient significativement plus susceptibles que les autres d’accéder à un niveau élevé de bien-être (travail, amis, activités sociales…). Et de manière très étonnante, il apparaît aussi qu’ils s’exposent davantage à un risque de divorce ! Explication des chercheurs ? « Il est possible qu’ils affichent une plus grande estime d’eux-mêmes ou une forme d’auto-efficacité qui les rend plus enclins et capables de rompre un mariage insatisfaisant ».

Enfin, les auteurs soulignent que « même en période de grandes difficultés socio-économiques, les décideurs politiques doivent accorder la priorité au bien-être des enfants, afin qu’ils aient le meilleur départ possible dans la vie ».


publié le : 21/04/2011 , mis à jour le 12/03/2012
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