Naître au printemps, un facteur de risque d’anorexie ?

Dernière mise à jour: novembre 2013 | 4583 visites
voed-mager-anorex-170_400_07.jpg

news Voir le jour entre mars et juin est associé à un risque accru de souffrir d’anorexie. C’est du moins ce que les statistiques affirment. Quant à savoir le pourquoi du comment…

La « saisonnalité » de la schizophrénie est connue de longue date : les psychiatres savent, par le biais d’un éventail d’études statistiques, que le risque d’en souffrir est (légèrement) plus élevé lorsque la naissance a eu lieu en hiver ou au printemps. Pourquoi ? Plusieurs hypothèses ont été avancées, comme la piste des maladies saisonnières (grippe, allergies…) qui affecteraient d’une manière ou d’une autre le développement intra-utérin. L’anorexie mentale avait été relativement peu explorée sous cet angle.

Pendant la grossesse ou après la naissance


Des chercheurs britanniques ont procédé à une méta-analyse, avec comparaison des dates de naissance de plusieurs milliers de patients anorexiques, par rapport à la population générale du Royaume-Uni. Un travail titanesque, possible grâce à de puissants outils informatiques. Les auteurs expliquent avoir observé « un excès significatif » de naissances de patients anorexiques entre les mois de mars et de juin. Et c’est tout le contraire en septembre et en octobre.

Ils en déduisent, comme le relate le Journal international de médecine, que « des facteurs de risque liés à l’environnement interviennent durant la vie intra-utérine ou juste après la naissance », et que leur identification serait « très importante pour enrichir les stratégies de prévention », ici de l’anorexie mentale.

Reste à savoir ce qui intervient ici, et pourquoi ces supposés « facteurs » affectent les uns, et pas les autres.

Source: The British Journal of Psychiatry (http://bjp.rcpsych.org)
publié le : 31/07/2011 , mis à jour le 08/11/2013
pub

Restez informés !

Inscrivez-vous à notre newsletter:

Non, merci