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Alcoolisme : le risque se voit dans le cerveau

Dernière mise à jour: mai 2012 | 3991 visites
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news L’activité cérébrale des personnes alcooliques se traduit par des ondes très particulières, également observées chez leurs enfants. La sensibilité à l’alcoolisme repose-t-elle sur une composante héréditaire ?

C’est la question soulevée par une équipe du Biomedical Research Institute (Texas), qui publie un article sur le sujet dans la revue « American Journal of Medical Genetics ».

Les spécialistes ont procédé auprès d’un millier de sujets, membres – sur plusieurs générations – de familles affectées par des problèmes d’alcoolisme. Ils les ont invités à réaliser diverses tâches, tout en observant leur activité cérébrale, et ils ont alors constaté qu’ils partageaient des « schémas de fonctionnement » similaires. Et ceci a été observé tant chez les personnes alcooliques qu’auprès de leur descendance.

Une sensibilité modulée par le parcours individuel

En poursuivant leurs recherches, ils ont établi un lien étroit entre une tendance à la consommation abusive d’alcool et l’activité du gène HTR7, directement lié aux récepteurs de la sérotonine, un neurotransmetteur notamment impliqué dans la régulation de l’humeur, le cycle veille-sommeil ou encore le contrôle moteur.

Les chercheurs en déduisent, dès lors, qu’une composante génétique pourrait prédisposer à l’alcoolisme ; cette sensibilité étant renforcée ou atténuée par le parcours individuel.

Nos confrères de Maxi Sciences citent Laura Almasy, une généticienne qui a participé à ces travaux : « Certains sont mal à l’aise avec l’idée qu’il y a une composante génétique à la dépendance. Mais nous savons qu’il existe des composantes biologiques au risque de dépendance ; qui ont à voir avec la manière dont on métabolise l’alcool, avec les différences dans le fonctionnement cérébral qui rendent plus ou moins sensible à la dépendance. Et nous pensons que les différences de schémas des ondes cérébrales sont un écho des différences biologiques sous-jacentes, qui rendent certaines personnes plus vulnérables que d’autres ».

Le débat est loin d’être clos, en tout cas.


publié le : 22/02/2012 , mis à jour le 08/05/2012
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