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Plus lents à la détente, les aînés ? Pas sûr du tout !

Dernière mise à jour: mai 2012 | 3288 visites
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news Pour autant qu’elles soient encouragées, les personnes âgées ne réagissent pas forcément plus lentement que les adultes plus jeunes.

« Dans certaines situations ou pour certaines tâches, une personne de 70 ans peut avoir le même temps de réponse qu’un jeune de 25 ans ». C’est ainsi que Santé Log résume ces études conduites à l’Ohio State University, et dont les résultats sont publiés par la revue « Cognitive Psychology ».

Le Pr Roger Ratcliff étudie depuis de longues années l’évolution des processus cognitifs (en gros, les mécanismes de la pensée) durant le vieillissement. « Beaucoup pensent que le cerveau des personnes âgées ralentit inéluctablement avec le temps, mais nous constatons que ce n’est pas toujours vrai », explique-t-il. En fait, poursuit-il, les aînés – en bonne santé (on exclut donc, en particulier, les pathologies dégénératives de type Alzheimer) – n’accusent pas forcément, sous le poids de l’âge, un délai plus lent de traitement de l’information, et ensuite de réaction. Par contre, ils ont tendance à « ralentir », à prendre leur temps, afin de ne pas commettre d’erreur. Quand ils perdent cette « habitude », la situation change du tout au tout.

Ne pas ressasser les réponses

Le Pr Ratcliff a ainsi procédé à deux expériences qui illustrent le propos. Elles ont réuni des adultes jeunes et plus âgés. Dans l’une, des symboles étaient affichés sur un écran d’ordinateur, et les participants devaient en évaluer le nombre (dans des fourchettes prédéterminées). Dans l’autre, ils ont été confrontés à un enchaînement de lettres, et devaient indiquer si elles formaient un mot. Conclusion de la première phase de tests : les jeunes mettent moins longtemps à répondre (correctement). Mais, mais…

Avant de lancer la phase suivante, les chercheurs ont encouragé les aînés à aller plus vite, à ne pas « ressasser » leurs réponses. Et c’est alors qu’il s’est avéré que la différence entre jeunes et plus âgés se réduit considérablement. Les mécanismes de la pensée ne faiblissent pas tous au même rythme avec le vieillissement, conclut le Pr Radcliff, qui souligne néanmoins que la dimension « mémoire », elle, a tendance à décliner notablement.

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