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Pour bien vieillir, il ne faut rien regretter

Dernière mise à jour: août 2012 | 4087 visites
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news L’une des clés pour bien vieillir, sur un plan émotionnel, consiste à ne pas regretter les occasions manquées.

Comme l’expliquent ces chercheurs allemands dans la revue « Nature », lorsqu’on est jeune, un regret peut aider à prendre de meilleures décisions par la suite. Plus tard, cependant, « les possibilités de nouvelles opportunités se réduisant avec l’âge, ressasser les occasions ratées perd beaucoup de son intérêt ». Cette équipe du centre médical de l’université de Hambourg a conduit une expérience à ce propos, auprès de trois groupes de volontaires : des adultes jeunes, des adultes âgés déprimés, et des seniors en bonne santé (singulièrement sur le plan psychologique).

Un test sur ordinateur a consisté à ouvrir une série de boîtes contenant soit de l’argent virtuel, soit un diablotin qui, lorsqu’il apparaissait, mettait un terme à l’expérience, et faisait perdre tout l’argent accumulé. Les participants avaient à tout moment le choix entre continuer ou arrêter, entre essayer de gagner davantage ou risquer de tout perdre. A la fin, toutes les boîtes ont été ouvertes, révélant aux joueurs jusqu’où ils auraient pu continuer sans perdre. Une seconde phase a évalué la tentation de prise de risque, après avoir eu connaissance des « occasions manquées ». L’imagerie fonctionnelle (IRMf) a permis de visualiser, en direct, l’activité cérébrale tout au long de cette expérience complexe.
Ce qu’il faut retenir, c’est d’abord que les adultes âgés déprimés et les adultes jeunes sont ceux qui adoptent le comportement le plus risqué lorsqu’ils ont le sentiment d’avoir « raté le coche ». Ensuite, le fonctionnement du cerveau montre, chez eux, une activité comparable dans les régions liées au sentiment de regret et à la régulation des émotions. Enfin, ils ont manifesté le même type de modifications de la conductivité de la peau et des battements cardiaques après avoir pris conscience des occasions manquées. Les personnes âgées non déprimées ont manifesté des réactions totalement différentes par rapport aux deux autres groupes.

Les auteurs avancent que les sujets âgés sereins présentent « des stratégies mentales utiles, comme se rappeler que l’issue du test dépend de la chance, alors que les adultes déprimés se reprocheront le résultat ». Conclusion : « Former les personnes à utiliser ces stratégies mentales positives pourrait les aider à préserver leur santé émotionnelle ».


publié le : 03/08/2012 , mis à jour le 06/08/2012
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