La peur du dentiste

Dernière mise à jour: août 2015 | 6127 visites

dossier Il arrive à tout le monde de ressentir de temps à autre de l'appréhension, il s'agit d'un phénomène banal. Mais lorsque ces craintes altèrent la vie quotidienne, on parle de troubles de l'anxiété. La peur du dentiste en est une variante bien connue. Parmi les causes les plus fréquentes, on mentionnera :

• des expériences antérieures désagréables ;
• l'incertitude concernant le traitement et les douleurs susceptibles de l'accompagner ;
• la peur de l'inconnu ;
• l'inquiétude sur l'extraction éventuelle d'une dent ;
• l'approche impersonnelle du dentiste ;
• un sentiment de honte à l'idée de montrer une dentition en mauvais état ;
• le souvenir de mésaventures lors de soins dentaires, racontées par des proches.

Pourquoi faut-il surmonter sa peur ?

Un contrôle bucco-dentaire régulier est indispensable non seulement pour déceler et traiter précocement les caries ou procéder à un détartrage, mais également pour intervenir énergiquement en cas de développement d'une parodontite. L'inflammation des tissus de soutien de la dent peut avoir des conséquences sérieuses, localement (perte de dents) et sur un plan général, comme facteur de risque pour l'organisme dans son ensemble :

• risque accru de pneumonie ;
• risque accru d'infarctus et d'accident vasculaire cérébral (AVC) ;
• aggravation du diabète ;
• risque accru d'infection lors de la pose d'une prothèse (de la hanche, par exemple) ;
• problèmes gastro-intestinaux en raison des difficultés de mastication et dès lors d'une mauvaise digestion des aliments ;
• troubles de l'élocution à la suite du déchaussement dentaire.

Comment le dentiste peut-il agir ?

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• En créant une ambiance calme et chaleureuse, en particulier par l'aménagement de la salle d'attente en espace-détente proposant des magazines... attractifs, baigné de musique douce, disposant d'un distributeur d'eau, et pourquoi pas, équipé d'un ordinateur avec une connexion Internet.

• En prêtant attention aux préoccupations exprimées par le patient.

• En limitant le temps d'attente.

• En prenant la peine d'observer son patient afin d'identifier les signes d'une forte appréhension : transpiration, mains moites, palpitations, tremblements, respiration rapide et saccadée...

• En rassurant, par des explications précises sur les soins qui vont être pratiqués et sur les désagréments qu'ils pourraient engendrer.

• En impliquant le patient, par exemple en convenant d'un signe de la main pour demander un temps de pause ou si la personne souhaite s'exprimer.

• En expliquant au préalable que des recours efficaces peuvent être immédiatement mis en oeuvre pour prévenir la douleur.

• En téléphonant le lendemain de la visite pour s'assurer que tout se passe au mieux : le patient appréciera cette marque d'attention.

Que peut faire le patient ?

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1°. S'interroger sur les raisons de cette anxiété

Le souvenir de soins dentaires douloureux durant l'enfance ? Une anesthésie qui n'a pas été suffisamment efficace ? Une extraction désastreuse ?

Il ne faut surtout pas hésiter à évoquer ces craintes avec son dentiste, et ceci dès la première visite, afin qu'il puisse directement les prendre en considération et agir en conséquence.

2°. Se convaincre qu'il n'y a pas de question ridicule

Aucune question ne doit âtre négligée, si le fait de trouver une réponse peut aider. Ces interrogations peuvent être au préalable couchées sur papier, afin de ne rien oublier le jour de la visite.

3°. Garder à l'esprit que le dentiste n'est pas là pour juger

Trop de patients dont la dentition est en très mauvais état craignent une réaction négative, des reproches de la part du dentiste, avec à la clé un sentiment de culpabilité.

Mais ces professionnels sont familiers de ces situations et rompus à ce type de soins, dont les résultats s'avèrent remarquables, même face à une dentition extrêmement abîmée.

4°. Pratiquer des exercices de relaxation

Pour se détendre avant de se rendre chez le dentiste.

• Couchez-vous sur le dos.
• Fermez les yeux.
• Concentrez-vous sur votre respiration.
• Inspirez profondément par le nez durant quelques secondes et sentez votre ventre se gonfler.
• Retenez quelques instants votre respiration
• Expirez lentement par la bouche.
• Ecoutez votre corps à chaque expiration, appréciez le relâchement des épaules, des bras ou des jambes.
• Pendant l'exercice, imaginez-vous dans un environnement agréable et calme, détendu (par exemple allongé sur le sable au soleil, en écoutant le bruit des vagues).


publié le : 25/10/2012 , mis à jour le 08/08/2015
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