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Sommeil extrême : le cerveau est anesthésié

Dernière mise à jour: janvier 2013 | 4371 visites
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news L’hypersomnie est un trouble neurologique dont les causes sont très mal définies. Pour venir en aide aux patients, il est indispensable de mieux identifier les mécanismes qui entrent en jeu.

Ce sommeil excessif s’accompagne d’énormes difficultés à se lever le matin et d’une grande fatigue tout au long de la journée, avec somnolence, problèmes de concentration, siestes non réparatrices… Ce trouble ne doit pas être confondu avec la narcolepsie ou les apnées du sommeil. La prise en charge de l’hypersomnie primaire, à l’aide de médicaments stimulants pour « tenir le coup », se heurte à d’importantes difficultés, et en tout cas ne résout pas le souci de fond.

Comprendre ce qui se passe dans le cerveau de ces patients permettrait de développer des traitements beaucoup plus spécifiques. C’est l’objet des recherches conduites par une équipe de l’université Emory (Atlanta), qui vient d’effectuer un pas important. En analysant des prélèvements du liquide céphalo-rachidien (dans lequel baigne le cerveau) d’hypersomniaques, les spécialistes ont en effet identifié une substance qui semble démultiplier l’activité du GABA (acide gamma-amynobutyrique), le principal inhibiteur du système nerveux central. Concrètement, c’est lui qui intervient par exemple dans la baisse de l’anxiété ou de la nervosité. Il est la cible de médicaments comme les benzodiazépines, qui renforcent son action et qui sont notamment indiquées… contre l’insomnie.
La piste est donc ouverte : il s’agit à présent de décrypter cette substance « anesthésiante », afin d’essayer d’identifier un point faible qui pourrait être attaqué par un médicament.

[Source : Science Translational Medicine]


publié le : 26/01/2013 , mis à jour le 25/01/2013
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