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Réseaux sociaux : dix jours d’abstinence, ça donne quoi ?

Dernière mise à jour: février 2014 | 5430 visites
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news Pendant près deux semaines, des étudiants ont été privés d’accès aux réseaux sociaux. Une expérience éprouvante pour beaucoup d’entre eux.

Facebook, Linkedin, MSN, Twitter, Skype… : plus rien durant dix jours. « On m’a dit que j’étais folle de disparaître ainsi des radars », commente une jeune femme. Ce groupe d’étudiants de l’université de Montréal a participé à une expérience consistant à cesser de répondre à leurs e-mails et à s’éclipser des réseaux sociaux.

Agés de 22 à 25 ans, ils étaient autorisés à utiliser leur mobile pour des communications téléphoniques, mais uniquement à la maison ou le cas échéant sur le lieu de leur boulot d’appoint, à l’instar d’un poste fixe. L’accès à Internet, possible à tout moment via le smartphone ou le PC, était limité à une consultation plus que basique (pas de courriels, pas de réseaux sociaux, donc).

Que disent les témoignages ?

Le sentiment d’urgence. Les réseaux sociaux sont perçus comme exerçant un « effet contrôle », dans la mesure où ils rendent les utilisateurs disponibles en permanence. Ceci crée un sentiment d’urgence, qui se traduit par la nécessité d’une consultation et d’une réaction immédiates.

L’intimité. Le smartphone, et les réseaux sociaux, sont décrits comme une sorte de lien invisible entre soi-même et les autres. Certains participants parlent d’une intrusion dans leur intimité.

L’exagération. C'est-à-dire une utilisation abusive, sans que cela réponde à une réelle justification.

Un moyen d’exister. Ou plus exactement, la disparition (ici momentanée) de tous les réseaux sociaux a été ressentie comme une sorte de plongée dans l’oubli.

L’inquiétude. Etre privé de la possibilité d’accéder en permanence aux informations disponibles sur son smartphone, c’est risquer de passer à côté de quelque chose de crucial, de vital, ce qui provoque un sentiment d’anxiété.

Ce ne sont là que quelques impressions. Plus globalement, explique l’un des coordinateurs de cette expérience, « ces modes de communication sont à ce point présents dans la vie que l’on mesure mal leur importance, jusqu'au moment où ils ne sont plus accessibles ». Il rappelle que « l’usage des médias sociaux peut mettre en échec la maîtrise de soi et conduire peu à peu à l’addiction ».

Source: Université de Montréal (www.umontreal.ca)
publié le : 12/02/2014 , mis à jour le 11/02/2014
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