Les vertus du régime préhistorique

Dernière mise à jour: décembre 2014 | 6903 visites
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news Le concept de régime paléolithique, ou régime Paléo, gagne en popularité. Il est inspiré du comportement alimentaire de nos lointains ancêtres, adapté au mode de vie actuel.

Comme le rappelle le Dr Roseline Péluchon (Journal international de médecine), « certains travaux ont montré que ce régime a un effet favorable sur la réduction du risque cardiovasculaire. Dans ces études, il est toutefois difficile de faire la part du bénéfice apporté par la perte de poids accompagnant le régime et celui induit par le régime lui-même ».

Dans les grandes lignes, le régime Paléo repose sur la consommation de viande maigre, de poisson, d’œufs, de fruits, de légumes à feuilles, de crucifères, de racines, de graines et de noix. Les produits laitiers, les céréales, les légumes secs, les aliments transformés, les viandes grasses, le sel et le sucre sont exclus. Il faut arrêter de manger dès que l'on est rassasié.

Des bienfaits rapides et surprenants


Une équipe néerlandaise (Louis Bolk Institute) a essayé de mieux cerner les effets de cette alimentation en cas d’excès de poids, ici des personnes âgées en moyenne de 50 ans avec un IMC moyen de 32. Pendant deux semaines, la moitié ont suivi le régime Paléo, les autres un régime de référence basé sur les recommandations diététiques néerlandaises. Les menus avaient été élaborés de manière à limiter autant que possible la perte de poids (afin d'isoler les bienfaits propres au régime).

Le résultat montre que les quinze jours de régime Paléo s’accompagnent d’un impact favorable sur plusieurs marqueurs : baisse de la pression artérielle (systolique et diastolique), du cholestérol total et des triglycérides, et hausse du « bon » (HDL) cholestérol. Malgré les précautions, les personnes qui avaient suivi le régime paléolithique ont perdu plus de poids que les autres.

Comme le souligne le Dr Péluchon, « les bénéfices associés au régime Paléo persistent cependant après ajustement pour la perte de poids ». Et elle conclut : « Les chercheurs se disent surpris des effets obtenus après seulement deux semaines de suivi. La façon dont agit la diète paléolithique n’est pas encore expliquée. Certains penchent pour une stimulation du microbiote intestinal. En tout cas, c’est une affaire à suivre ».

Source: Lipids in Health and Disease (www.lipidworld.com)
publié le : 30/12/2014 , mis à jour le 29/12/2014
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