Le somnambulisme est-il héréditaire ?

Dernière mise à jour: juin 2015 | 5858 visites
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news Les enfants dont un ou les deux parents ont été somnambules sont beaucoup plus susceptibles de l’être à leur tour.

Le somnambulisme est un trouble du sommeil courant chez l’enfant, et il disparaît généralement à l’adolescence, bien qu’il puisse persister ou réapparaître à l’âge adulte. Les terreurs nocturnes (cris, peur, agitation…) sont elles aussi assez fréquentes. Une équipe canadienne (université de Montréal) s’est penchée de plus près sur ces deux troubles, en particulier pour savoir s’il existait un lien entre eux, et afin de cerner une éventuelle association avec des antécédents chez les parents.

Quelque 2.000 enfants âgés de 2 à 13 ans ont été inclus dans cette étude. Les différentes données ont été recueillies par un questionnaire adressé aux parents. En ce qui concerne les terreurs nocturnes, elles atteignent un pic de fréquence à 2 ans (35% des enfants) et diminuent ensuite progressivement (5% à 13 ans). Pour le somnambulisme, il est relativement peu fréquent chez les enfants d’âge préscolaire, puis progresse (14% des enfants de 10 ans).

L’enquête révèle que les enfants qui ont vécu des terreurs nocturnes durant la petite enfance (2/3 ans) sont bien plus susceptibles de connaître des épisodes de somnambulisme plus tard dans l’enfance. Les antécédents familiaux ont aussi une incidence, et d’importance : les enfants dont l’un des parents a été somnambule sont trois fois plus susceptibles de le devenir (un enfant sur deux), et sept fois plus si les deux parents l’ont été (deux enfants sur trois), par rapport à l’absence d’antécédents parentaux de somnambulisme.

Les auteurs expliquent : « Ces résultats suggèrent que le somnambulisme présente une forte composante génétique, de même, mais dans une moindre mesure, que les terreurs nocturnes. Les parents qui ont été somnambules durant l’enfance peuvent s’attendre à ce que leur enfant le soit, et devraient se préparer en conséquence ».

Quels conseils peut-on donner ?


• L’une des règles de base consiste à ne jamais réveiller l’enfant : il faut l’accompagner tranquillement vers son lit, et le cas échéant lui parler doucement pour l’apaiser s’il est agité.
• Inutile d’évoquer cette séquence avec lui le lendemain : l’enfant pourrait s’inquiéter et s’angoisser en raison de ce comportement « étrange ».
Prendre quelques mesures de sécurité pour prévenir les accidents : bien ranger les jouets qui traînent au sol dans sa chambre, placer les poignées de porte à une hauteur que l’enfant ne peut pas atteindre, installer une barrière de sécurité en haut des escaliers…

En principe, le somnambulisme n’a pas de répercussions majeures. Toutefois, si cela se reproduit souvent, si l’enfant montre une grande nervosité, s’il présente un comportement vraiment bizarre, il est souhaitable de consulter un médecin afin d’écarter une autre cause.

Source: JAMA Pediatrics (http://archpedi.jamanetwork)
publié le : 17/06/2015 , mis à jour le 16/06/2015
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