Travail : de plus en plus de souffrance psychologique

Dernière mise à jour: août 2015 | 7023 visites
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news Les diagnostics de souffrance psychique liée au travail sont en augmentation : les troubles anxieux et dépressifs arrivent en tête chez les hommes comme chez les femmes.

Ces statistiques portent sur la France, mais on peut considérer que dans les grandes lignes, le constat s’applique ailleurs. Les données recueillies dans le cadre du Programme de surveillance des maladies à caractère professionnel (MCP) montrent une hausse constante, ces dernières années, de la fréquence et de la proportion (par rapport à l’ensemble des maladies professionnelles) des problèmes psychologiques associés au travail.

Les troubles anxieux et dépressifs mixtes s’inscrivent en tête de liste dans les deux sexes. Ils sont caractérisés par des symptômes qui s’apparentent à ceux de l’anxiété et de la dépression, sans qu’on puisse cependant parler de « vrai » trouble anxieux ou d’épisode dépressif majeur. Ces symptômes anxio-dépressifs légers à modérés sont de type perte d’intérêt ou de plaisir, altération de l’humeur ou tristesse, fatigue, perturbation du sommeil ou de l’appétit, difficultés de concentration, indécision, baisse de la libido, palpitations… Parmi les autres diagnostics, on pointera le burn out, les conduites addictives (alcool…), les troubles du sommeil, la dépression…

Un durcissement des relations


Les auteurs du rapport, cités par Le Quotidien du Médecin, notent que « la frontière entre le burn out et la dépression est fragile, même si dans le burn out, la composante du lien avec le travail est essentielle et obligatoire. Les deux troubles peuvent se succéder : le burn out peut s’aggraver en dépression majeure et les antécédents de dépression sont un facteur de risque de burn out ».

On observera aussi que la souffrance psychique augmente avec l’âge : elle est ainsi sept fois plus élevée chez les hommes de 45 à 54 ans que chez les moins de 25 ans. Un point positif, c’est que par rapport au passé, les travailleurs comme les médecins sont bien davantage sensibilisés : on constate « une libération de la parole » auprès des salariés, et une plus grande attention pour ces problèmes de la part des médecins du travail. Ceci peut en partie expliquer la hausse du nombre de diagnostics, également associée à la détérioration des conditions de travail, « notamment celles liées à l’organisation du travail et au durcissement des relations à la fois entre collègues et avec la hiérarchie ».


publié le : 29/08/2015 , mis à jour le 28/08/2015
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