Cannabis médical : quelle efficacité ?

Dernière mise à jour: août 2015 | 4689 visites
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news L’usage du cannabis à des fins thérapeutiques est autorisé dans certains pays. Les preuves formelles de son efficacité manquent encore.

Ou plus exactement, les effets bénéfiques paraissent très inégaux selon les symptômes. C’est ce que conclut une méta-analyse américaine (université Yale), qui a croisé les résultats de quelque 80 études regroupant au total plusieurs milliers de patients. Premier constat, lit-on dans Le Figaro : « L’analyse suggère que le cannabis entraîne une amélioration variable selon les symptômes, mais aucun test clinique ne parvient à démontrer ses bienfaits médicaux avec le degré de certitude que l’on exigerait d’un médicament conventionnel ».

Des effets moyens, faibles ou inexistants


Les chercheurs observent que l’efficacité du cannabis est jugée « moyenne » dans le traitement des douleurs neuropathiques et des spasmes associés à la sclérose en plaques. Elle passe à « faible » pour lutter contre les nausées et les vomissements liés à la chimiothérapie, pour favoriser le gain de poids des personnes séropositives, ou pour combattre l’insomnie et le syndrome de Gilles de la Tourette. Aucune amélioration n’est constatée pour l’anxiété et la dépression (en tant que « vrais » troubles psychiatriques).

L’étude souligne aussi les risques d’effets secondaires : étourdissements, bouche sèche, nausées et vomissements, fatigue, somnolence, confusion, perte d’équilibre, hallucinations…, ainsi qu’un risque multiplié par deux de psychose en cas de consommation régulière de cannabis à un âge jeune, alors qu’il aggrave les troubles chez les patients souffrant déjà d’une maladie psychiatrique.

Alors ? « Le cannabis n’est pas un médicament miracle mais il a certainement du potentiel », indiquent les auteurs de ces recherches, toujours cités par Le Figaro. « Il est toutefois nécessaire d’effectuer des essais cliniques de grande ampleur et solides pour confirmer les effets des cannabinoïdes. La marijuana thérapeutique se trouve dans une zone grise et cela a des conséquences en termes de qualité, qui viennent s’ajouter à l’insuffisance, voire à l’absence de preuves scientifiques formelles ».

Source: JAMA (http://jama.jamanetwork.com)
publié le : 10/09/2015
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