Peut-on manger du poisson pendant la grossesse ?

Dernière mise à jour: avril 2016 | 5599 visites
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news Des messages alarmants apparaissent régulièrement au sujet de la présence dans le poisson de produits toxiques comme le mercure, les PCB et des dioxines, qui seraient dangeux pour le bébé. Ces risques sont en fait si minimes qu’ils ne dépassent pas les nombreux avantages du poisson et des fruits de mer, y compris pendant la grossesse et l’allaitement. Cela a été récemment confirmé par l’Autorité européenne pour la sécurité des aliments.

Pourquoi manger du poisson pendant la grossesse ?

L’une des principales bonnes raisons de consommer du poisson pendant la grossesse est la présence d’acides gras polyinsaturés à longue chaîne (AGPI), y compris des oméga-3, qui, surtout pendant le développement précoce du cerveau, jouent un rôle important. En outre, le poisson est une bonne source de protéines, de vitamines (A, D, B12) et de minéraux (calcium, fer, zinc, iode et sélénium).

Les poissons gras comme le hareng, le maquereau, l’anguille, le saumon et les sardines sont particulièrement riches en AGPI, mais les autres poissons en contiennent aussi.

La recherche a montré que le poisson est bon pour le développement du cerveau et des yeux et qu’il stimule le développement neuro-psychique du bébé. Il réduirait également le risque de troubles autistiques.

Chez les femmes présentant une grossesse à risque élevé, il est prouvé que le poisson réduit le risque de naissance prématurée.

Pour la femme enceinte (comme pour toutes les femmes), il est prouvé que la consommation régulière de poisson protège contre les maladies cardiaques et diminue le risque d’AVC. Il est possible qu’il protège aussi contre le diabète.

Concernant d’autres avantage présumés du poisson pour la santé (tels que la prévention du cancer du sein et du côlon, le risque réduit de démence, d’arthrite rhumatoïde, de psoriasis…), il n’y a pas encore suffisamment de preuves scientifiques pour être affirmatif.

Quels inconvénients possibles ?

Certaines espèces de poissons peuvent contenir des concentrations relativement élevées de métaux lourds (comme le mercure), PCB et dioxines qui peuvent être nocifs pour le bébé. Les poissons gras qui contiennent le plus d’oméga-3 contiennent également le plus de métaux lourds. C’est très variable selon l’origine du poisson. Le poisson de l’océan Atlantique est ainsi plus pollué que le poisson du Pacifique et les poissons sauvages sont plus pollués que les poissons d’élevage.

La récente recherche de l’Autorité européenne pour la sécurité des aliments a toutefois démontré que le risque possible associé à la dioxine et aux métaux lourds est négligeable, même pour les femmes enceintes et qu’en tout état de cause, les avantages du poisson pour la santé l’emportent sur ses risques.

Quelle quantité ?

• Si vous êtes enceinte ou si vous allaitez, vous pouvez, comme tout le monde, manger du poisson une ou deux fois par semaine. Cela équivaut à environ 340 g de poisson (ou de fruits de mer) par semaine. Avec cette quantité, vous profitez de manière optimale des avantages pour la santé et évitez tout risque en lien avec l’éventuelle présence de produits toxiques.

Actuellement, les Belges consomment 0,5 fois par semaine du poisson, soit moins de 100 g...

• Manger du poisson plus de deux fois par semaine (ou plus de 600 g) ne procure vraisemblablement pas d’avantages supplémentaires et est déraisonnable en raison de la présence possible de substances nocives.

• Le mieux est de consommer autant de sortes de poissons et de fruits de mer que possible et en tout cas une fois par semaine du poisson gras (comme le saumon, le maquereau, le hareng, la sardine) qui contient plus d’oméga-3.

• Il n’est pas encore certain que l’utilisation de suppléments d’huile de poisson ait le même effet que la consommation de poisson, même si combinées à d’autres extraits de poisson les huiles jouent probablement un rôle.


publié le : 07/04/2016 , mis à jour le 06/04/2016
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