Les kilos en trop font-ils perdre la mémoire ?

Dernière mise à jour: mai 2016 | 6386 visites
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news Les personnes en surpoids et obèses semblent présenter des altérations de la mémoire, ce qui pourrait contribuer à de mauvaises habitudes alimentaires.

C’est une sorte de cercle vicieux que met en évidence cette étude britannique (université de Cambridge). L’équipe indique d’abord qu’il est de mieux en mieux démontré que l’excès de poids est associé à des modifications de la structure et du fonctionnement du cerveau, notamment de l’hippocampe et du lobe frontal, avec des conséquences possibles sur la mémoire.

Les chercheurs se sont intéressés ici à la mémoire épisodique, celle qui nous permet de nous souvenir des événements dans leur contexte (moment, lieu, état émotionnel…). Des participants âgés de 18 à 35 ans ont été soumis à des tests visant à évaluer cette capacité. Leur indice de masse corporelle (IMC) variait de 18 à 51 (surpoids entre 25 et 30, obésité au-delà de 30). Le résultat montre – globalement – que plus l’IMC est élevé, plus la mémoire épisodique est altérée, et ceci de manière qualifiée de « significative ». C’est un premier point.

Mais ce que disent aussi les chercheurs, c’est que ce dysfonctionnement – ils parlent de « déficit » de la mémoire épisodique – pourrait jouer un rôle dans la régulation des apports alimentaires, en ce sens que la perturbation du souvenir de ce que l’on a mangé (lors du dernier repas, entre les repas…), et de la composante émotionnelle, peut avoir une influence sur l’appétit et sur le contrôle alimentaire. Ce qui revient à dire que le surpoids altère la mémoire, ce qui à son tour contribue à mal s’alimenter, avec un effet sur la mémoire, et ainsi de suite… : c’est le cercle vicieux. Comment contrer ce phénomène ? Peut-être par une psychothérapie, mais ceci reste à explorer.

Source: The Quarterly Journal of Experimental Psychology (www.tandfonline.com/loi/pqj)
publié le : 31/05/2016 , mis à jour le 30/05/2016
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