Pour votre bien, soyez sympa avec votre médecin

Dernière mise à jour: avril 2019 | 8326 visites
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news Face à un patient au comportement difficile, le médecin est plus susceptible de commettre une erreur de diagnostic : il faut changer son attitude.

Comme l’explique cette équipe néerlandaise (université Erasmus – Rotterdam), « la littérature suggère que les patients qui adoptent un comportement perturbateur pendant la consultation communiquent des émotions négatives au médecin ». Des émotions négatives qui risquent d’induire des erreurs de diagnostic ? C’est ce que les chercheurs ont exploré.

Ils ont observé une soixantaine de médecins généralistes confrontés à des patients aux attitudes diverses (neutralité, calme, réceptivité, dialogue constructif…, ou au contraire irritabilité, interruptions fréquentes, questionnement sur les compétences du praticien…). Le diagnostic concernait des problèmes de santé simples ou complexes. Le résultat montre très clairement que face à un patient difficile, le risque d’erreur de jugement augmente d’une manière qualifiée de « significative ».

Ce mécanisme est involontaire : bien entendu, le médecin ne commet pas sciemment la faute en réaction à l'agressivité de son interlocuteur, mais son schéma de réflexion est perturbé. D’ailleurs, poursuivent les spécialises néerlandais, on constate que lorsque le médecin prend du recul, qu’il s’accorde du temps, qu’il tempère ses émotions, le diagnostic initial s’améliore quelle que soit la difficulté de la situation. C’est le double message : aux patients, adopter un comportement serein et respectueux ; aux médecins, marquer de la distance face à un patient compliqué.

Source: BMJ Quality & Safety (http://qualitysafety.bmj.co)
publié le : 07/04/2019 , mis à jour le 17/04/2019
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