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Alcool : la protection de l’exercice physique

Dernière mise à jour: décembre 2016 | 13771 visites
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news La consommation excessive d’alcool expose à des risques élevés de cancer et de maladie cardiovasculaire. L’activité physique exerce une réelle protection.

Soulignons d’emblée qu’il ne s’agit pas de prétendre qu’on peut boire sans danger autant d’alcool qu’on veut sous prétexte qu’on fait du sport. Ce qu’explique cette étude, c’est que dans le cas d’une consommation « modérément » excessive, l’exercice physique contrecarre - dans une certaine mesure - la nocivité potentielle de l’alcool. Les chercheurs (une équipe internationale) ont analysé des données concernant quelque 36.000 personnes (hommes et femmes) âgées en moyenne de 40 ans et suivies pendant une dizaine d’années.

Les participants ont été catégorisés en fonction de la consommation habituelle d’alcool : de nulle à nocive (> 35 verres par semaine pour les femmes et > 49 pour les hommes), en passant par une consommation modérée (< 14 pour les femmes et < 21 pour les hommes) et excessive (entre 14 - 35 pour les femmes et entre 21 - 49 pour les hommes). Second paramètre : l’exercice physique (de nul à intensif). Ces données ont été croisées avec les décès toutes causes confondues, et en particulier par cancer et par maladie cardiovasculaire.

Que constate-t-on ?

• Une association directe et progressive entre la consommation d’alcool et le risque de mortalité par cancer, et ceci à partir d’une consommation raisonnable haute.

• Le lien entre alcool et risque de mortalité est atténué (toutes causes de décès confondues), voire quasiment annulé (cancer), parmi ceux et celles qui pratiquent une activité physique de moyennement élevée (dès 5 heures par semaine) à intensive, et pour autant que la consommation ne soit pas plus que légèrement excessive.

• L’activité physique n’est d'aucune utilité en cas de consommation nocive d’alcool.

Les auteurs en concluent donc que le respect des recommandations en matière d’exercice physique atténue une partie – plus ou moins importante selon les configurations – du risque de décès toutes causes confondues, et singulièrement par cancer, associé à la consommation d’alcool. Ils n’excluent pas que d’autres facteurs entrent en jeu, puisqu’on peut supposer que les sportifs, même ceux qui boivent de l’alcool, adoptent globalement un mode de vie plus sain, et on pense au tabac ou à l’alimentation.

Source: British Journal of Sports Medicine (http://bjsm.bmj.com)
publié le : 06/12/2016 , mis à jour le 05/12/2016
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