Paludisme : quels médicaments en prévention ?

Dernière mise à jour: avril 2017 | 12715 visites
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news Dans des conditions de séjour à risque, il est nécessaire de suivre un traitement préventif (antipaludéen) contre la malaria. Que faut-il savoir ?

Le paludisme est une infection causée par un parasite du genre Plasmodium, transmis par piqûre de moustique. Pour les voyageurs qui se rendent dans une zone où sévit le paludisme à P. falciparum (le type le plus fréquent et le plus dangereux), la prévention repose sur les mesures visant à réduire le risque de piqûre, surtout en soirée et après la tombée de la nuit : port de vêtements couvrants, répulsif, moustiquaire (imbibée de répulsif)…

Si les circonstances sont très défavorables (critères géographiques, conditions de séjour…), la prévention médicamenteuse peut être nécessaire, poursuit la revue médicale Prescrire. Le choix repose sur trois antipaludiques, et il tiendra compte des effets indésirables possibles, des interactions médicamenteuses, du rythme des prises, du coût…

Atovaquone + proguanil (Malarone et autres). Cette association présente l’avantage d’être arrêtée sept jours après la sortie de la zone de transmission du paludisme, au lieu de trois à quatre semaines pour les autres médicaments. Elle expose à une diminution des effets de certains médicaments.

Méfloquine (Lariam). Elle expose à des troubles neuropsychiques parfois graves dont la survenue est à tester avant le départ.

Doxycycline (Vibratab en Belgique). Elle est conditionnée au respect de prises régulières à 24 h d’intervalle et expose à une photosensibilisation.

De manière générale, pour obtenir toutes les informations (risques sanitaires et médicaux, vaccination, médicaments…) nécessaires avant un séjour dans une région sensible, il est utile de s’adresser à une consultation des voyageurs (travel clinic), proposée par de nombreux hôpitaux. Pour la liste en Belgique, cliquez ici.


publié le : 13/04/2017 , mis à jour le 12/04/2017
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