Alcool : pourquoi cette agressivité ?

Dernière mise à jour: avril 2018 | 6082 visites
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news Chez une proportion importante des consommateurs, l’alcool déclenche un comportement d’agressivité. Comment expliquer ce phénomène ?

Comme l’explique cette équipe australienne (University of New South Wales), « l’intoxication alcoolique est impliquée dans près de la moitié des crimes violents. De nombreuses théories ont été avancées pour expliquer l’influence de l’alcool sur l’agressivité. La plupart suggèrent que l’alcool induit une dysfonction dans le cortex préfrontal », qui joue un rôle clé dans de nombreux processus complexes, en particulier émotionnels et comportementaux.

Les chercheurs ont réalisé des tests sur un groupe de jeunes adultes. Ils ont participé à une expérience lors de laquelle ils ont été confrontés à des situations de provocation, ou non, et alors qu’ils avaient consommé une dose relativement faible d’alcool (vodka) ou une boisson placebo (goût de la vodka, mais non alcoolisée). La réaction de leur cerveau a été observée par résonance magnétique (IRMf).

Que constate-t-on ?

« Lorsqu’ils avaient consommé de l’alcool, et face à un acte de provocation, les participants ont affiché une activité réduite dans le cortex préfrontal, ce qui n’a pas été le cas avec la boisson non alcoolisée », indiquent les spécialistes. Or, cette activité réduite peut être associée à une inhibition de la capacité de contrôle émotionnel et de régulation sociale.

Dans le même temps, toujours en cas de consommation d’alcool, il se produit une activation particulière dans l’hippocampe, que des théories impliquent dans la maîtrise du comportement. L’une des questions à explorer porte sur les mécanismes qui entrent en jeu, concernant en particulier les différences de réaction entre les consommateurs, certains étant bien plus susceptibles que d’autres de se montrer agressifs lorsqu’ils ont bu.

Voir aussi l'article : Joyeux, triste, agressif… : quel est l'effet de l’alcool sur vous ?

Source: Cognitive, Affective, & Behavioral Neuroscience (www.springer.com/psychology)
publié le : 27/04/2018
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