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Perte du conjoint : l'effet sur le déclin mental

Dernière mise à jour: avril 2020 | 3385 visites
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news Le décès du partenaire de vie a un impact émotionnel énorme, mais pas seulement. Il pourrait également accélérer le déclin cognitif de la personne restée seule.

Pour la première fois, une équipe américaine (Brigham and Women's Hospital et Massachusetts General Hospital) met en évidence la perte du partenaire comme un facteur aggravant de déclin cognitif, et de maladie d'Azlheimer. Plusieurs centaines de seniors (hommes et femmes) ont été intégrés dans cette étude, certains mariés, d'autres veufs, d'autres encore célibataires. Le suivi a été ponctué par des évaluations périodes des facultés cognitives.

Le résultat montre que le déclin cognitif des veuves et des veufs est bien plus marqué que chez les personnes âgées mariées (et célibataires). Un élément très frappant concerne les personnes à haut risque d'Alzheimer (antécédents familiaux ou prédisposition génétique) : chez elles, le veuvage accélère par trois la vitesse du déclin cognitif.

« Nous savons que les relations sociales peuvent fournir une forte protection contre le déclin mental », explique l'un des chercheurs. « Dans la plupart des cas, le fait d'être marié offre des possibilités accrues d'interactions sociales et de soutien émotionnel, élargit le réseau social et multiplie les occasions de stimulation cognitive. Avec la perte du partenaire, ces avantages disparaissent. De plus, la mort du partenaire est bien sûr un événement particulièrement stressant qui peut avoir des conséquences néfastes pour le cerveau. »

A terme, quand cette association sera mieux cernée, des outils spécifiques pourraient être développés pour mieux accompagner les veuves et les veufs face au déclin cognitif.

Voir aussi l'article : Décès du conjoint : attention aux problèmes cardiaques

Source: JAMA Network Open (https://jamanetwork.com/jou)
publié le : 01/05/2020 , mis à jour le 30/04/2020
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