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Tampon hygiénique : comment limiter le risque de choc toxique ?

Dernière mise à jour: mai 2020 | 3228 visites
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news S’il est relativement rare, le syndrome du choc toxique associé à l’utilisation du tampon hygiénique (ou périodique) peut avoir des conséquences dramatiques. Comment limiter le risque ?

Ce choc toxique, qui peut être mortel, est lié à la présence d’une bactérie, le staphylocoque doré, dans le microbiote vaginal, et ce germe est producteur d’une toxine appelée TSST-1. Lorsqu’une femme porte une protection intravaginale (tampon…), et qu’elle est dépourvue d’anticorps capables de lutter contre TSST-1, elle peut souffrir de ce choc toxique. Néanmoins, le fait que certaines femmes combinent ces trois facteurs de risque (staphylocoque doré, protection hygiénique et absence d’anticorps) sans développer de complications suggère que ce n’est pas tant le port du tampon qui est problématique que son mauvais usage.

Une équipe française (coordonnée par l’Inserm) a cherché à identifier les caractéristiques d’usage du tampon associées à un risque plus élevée de choc toxique. Les chercheurs ont comparé deux groupes de femmes utilisatrices du tampon, et victimes ou non d’un choc toxique. L’âge médian était de 17 ans, ce qui reflète bien que ce sont surtout les adolescentes et les jeunes adultes qui sont touchées.

Les auteurs montrent que le risque de choc toxique est multiplié par deux lorsque le port du tampon dépasse une durée de 6 heures, et par trois quand il est porté toute la nuit, la durée d’usage pouvant alors atteindre 8 heures ou plus. Par ailleurs, le fait de ne pas lire les instructions accompagnant la boîte ou de ne pas les suivre est également associé à un risque accru.

Les spécialistes ajoutent, par prudence méthodologique : « Il est à noter que si ces résultats permettent de mieux évaluer les risques liés à un mauvais usage des tampons, il ne démontrent pas un lien de causalité entre le port de ces protections et le choc toxique ». En tout état de cause, ils insistent sur le fait qu’il est nécessaire d’améliorer l’éducation des jeunes filles sur ce plan, et ils appellent à inclure des notions sur le sujet dans les cours d’éducation sexuelle.

Voir aussi l'article : Coupe menstruelle : une bonne alternative à la serviette et au tampon

Source: eClinicalMedicine (www.thelancet.com/journals/)
publié le : 10/05/2020 , mis à jour le 09/05/2020
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