ad

Cœur : pourquoi un bon sommeil est si important

Dernière mise à jour: décembre 2020 | 4586 visites
123m-bed-slapen-29-7-20.jpg

news La qualité du sommeil est directement associée à la santé du cœur. Un mauvais sommeil expose à une augmentation importante du risque d’insuffisance cardiaque.

L’insuffisance cardiaque survient lorsque le cœur ne parvient pas à pomper suffisamment pour répondre à tous les besoins énergétiques de l’organisme. Les symptômes sont caractéristiques : essoufflement à l’effort ou au repos, fatigue, excès de fluides (notamment dans les chevilles, avec formation d’œdèmes)… A défaut de traitement, le cœur se fatigue de plus en plus, les fluides peuvent s’accumuler dans les poumons, les organes sont endommagés (on pense au foie et aux reins) : l’insuffisance cardiaque peut déboucher sur des conséquences extrêmement graves.

Une série de facteurs de risque sont identifiés, comme l’hypertension artérielle, le tabagisme, le diabète, l’excès de cholestérol… et ici le mauvais sommeil. Une équipe américaine (université Tulane) a examiné des données concernant quelque 400.000 adultes (37 à 73 ans) exempts d’insuffisance cardiaque à l’entame et suivis durant de longues années. Les paramètres du sommeil ont été évalués à intervalles réguliers, et ces informations ont été croisées avec les diagnostics d’insuffisance cardiaque.

Le résultat montre d’abord que par rapport à des nuits très perturbées, un sommeil d'excellente qualité est associé à un risque réduit de 42% de développer une insuffisance cardiaque, et ceci quels que soient les autres facteurs de risque.

• le risque est réduit de 8% chez les personnes qui se lèvent tôt
• de 12% chez celles qui dorment entre 7 et 8 heures par jour
• de 17% en l’absence de signes d’insomnie (difficultés d’endormissement, réveils nocturnes…)
• et de 34% lorsqu’il n’y a pas de somnolence diurne

Et donc, un score global très favorable réduit le risque de moitié par rapport à un score très défavorable. De fait, en cas de troubles du sommeil, il est indispensable d’en parler avec un médecin afin d’envisager des pistes de prise en charge : ces difficultés peuvent traduire ou engendrer de réels problèmes de santé.

Voir aussi l'article : Une ou deux siestes par semaine, c'est bon pour le coeur

Vous voulez recevoir nos articles dans votre boîte e-mail ?

Inscrivez-vous ici à notre newsletter.

vous pourrez vous désinscrire quand vous le souhaiterez
Nous traitons vos données personnelles conformément à la politique de confidentialité de Passion Santé SA.
ad
pub