L’appendicite : causes, symptômes et traitements

Dernière mise à jour: août 2015 | 41239 visites

dossier L’appendice est une annexe de l’intestin grêle, dans la partie inférieure du péritoine. Il mesure entre 2 et 20 cm de long, est gros comme un crayon et constitué de tissus lymphoïdes.

Sa fonction n’est pas claire, Joue-t-il encore un rôle dans le développement de notre système immunitaire ou n'est-il d'aucune utilité ? En tout état de cause, lorsque l'appendice est affecté par un processus inflammatoire, on parle d’appendicite. Il conviendra alors procéder à une ablation. Cette pathologie touche environ 7% de la population. Elle peut survenir à tout âge, mais se produit surtout entre 5 et 24 ans, avec un pic vers 6 ans.

Les symptômes et le diagnostic

Les symptômes d’une appendicite peuvent considérablement varier d'un patient à l'autre et ne sont pas toujours très évidents.

Un examen rapide et approfondi est nécessaire : une appendicite aiguë peut causer une perforation intestinale, avec un risque de décès.

Les signes évocateurs

• L’inflammation entraîne habituellement des vives douleurs au ventre, d’abord aux alentours du nombril, ensuite plus bas du côté droit.
• On observe aussi une sensation de malaise, des nausées, des vomissements, un peu de fièvre et parfois de la diarrhée.

Les examens

Lorsque le médecin soupçonne une appendicite, il cherchera à écarter d'autres causes possibles de douleurs abdominales (infection intestinale, calculs rénaux, colites...).

• Il procédera à une analyse de sang afin de déterminer la nature de l'inflammation et à un prélèvement d’urine pour exclure d’autres possibilités (infection urinaire...).

Une échographie permettra de visualiser et d'examiner la région douloureuse. Elle peut donner une image tronquée chez les personnes en surpoids ou en cas d’aérophagie.

Le scanner intervient si l’échographie n’a pas été concluante.

La laparoscopie est plus invasive : afin d'inspecter la cavité abdominale, le chirurgien y introduit un tuyau muni d’une caméra par une petite incision pratiquée dans la cavité abdominale.

Cette technique est particulièrement utile chez les femmes, puisque des manifestations qui font penser à une appendicite peuvent relever d’un problème aux ovaires ou à l’utérus.

• Le diagnostic est généralement posé avec moins de difficultés chez l'enfant.

Le traitement

Lorsque le diagnostic d’appendicite a été posé, il faut procéder à l'ablation. Il est urgent, afin d’éviter que si la paroi de l’appendice éclate, l’infection se propage dans le péritoine (péritonite, une situation extrêmement grave).

En fonction de la gravité de l’inflammation, le chirurgien aura le choix entre deux techniques opératoires : une intervention par incision ou par laparoscopie.

Intervention par incision. Habituellement, le patient peut quitter l’hôpital après quatre ou cinq jours et sa convalescence durera entre quatre et six semaines.
Intervention par laparoscopie. Séjour de quarante-huit à l’hôpital et reprise des activités sans forcer après deux semaines.

Pas de sport ni de charges lourdes pendant plusieurs semaines.

En quoi consiste l'opération ?

L'appendice est recherché, libéré et enlevé. L’intervention se déroule sous anesthésie générale. Le chirurgien pratique une petite incision à droite dans le péritoine (technique traditionnelle) ou au milieu du ventre (sous le nombril) lors d’une laparoscopie.

Il peut arriver que le praticien identifie des adhérences aux parois intestinales. Dans ce cas-là, il n'est pas possible d'opérer immédiatement. Du repos et l'administration d'antibiotiques aideront à libérer cette résistance. Des analyses de sang et des examens cliniques réguliers permettront d'évaluer l'évolution de la situation.

Quelles complications ?

La survenue de complications dépend de la gravité de l’inflammation. Il s’agit le plus souvent d’hémorragies ou d’infections de la plaie (interne) ou de la cicatrice. Un ralentissement du transit intestinal est possible.

En cas d’infection, des antibiotiques seront prescrits. S’il s’agit d’un abcès sévère, le chirurgien pourra décider de réopérer afin que le pus soit entièrement évacué. Des douleurs aiguës apparaissant quelque temps après l'intervention inciteront à consulter sans tarder.

Après l’opération

Une perfusion de liquide et de médicaments sera mise en place après l’opération. Le transit intestinal va se remettre à fonctionner progressivement. L’apport en nourriture ira de concert. Après quelques jours, le patient pourra se laver et déambuler normalement. Il rentrera chez lui après quatre ou cinq jours et reviendra à une alimentation habituelle.

On procédera après sept jours au retrait des fils. En cas d’abcès, la plaie sera gardée ouverte avec un drain.


publié le : 26/10/2011 , mis à jour le 08/08/2015
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