Médicaments pendant la grossesse : prédire le risque pour le bébé

Dernière mise à jour: mai 2014 | 3968 visites
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news En règle générale, il est déconseillé de prendre des médicaments durant la grossesse. Souvent, cette prudence repose sur le principe de précaution. Des chercheurs américains ont mis au point une méthode de prédiction du danger pour le fœtus.

Entre les médicaments dont on sait qu’ils sont inoffensifs pour le bébé, et ceux pour lesquels des effets tératogènes ont été clairement identifiés, les médecins – comme les futures mamans d’ailleurs – se trouvent confrontés à une sorte de zone grise. Dans le doute, il est effectivement préférable de s’abstenir, sauf lorsque la balance risques-bénéfices penche clairement pour l’administration du médicament (exemple extrême : lorsque l’état de santé de la mère est gravement en jeu).

Ne plus se priver de médicaments utiles


Ceci étant, cette attitude revient, par la force des choses, à se priver de traitements médicamenteux qui, sans présenter un caractère vital, pourraient néanmoins rendre de grands services. Des chercheurs de l’Hôpital des Enfants de Boston (Etats-Unis) ont entrepris de mettre au point une méthode permettant de prédire le risque encouru par le fœtus, en cas d’administration de médicaments.

Ceux-ci ont été classés en cinq catégories : des plus sûrs au plus dangereux. Les trois catégories intermédiaires (avec accroissement progressif du risque) étaient évidemment les plus intéressantes, dans les circonstances qui nous occupent.

Résultat : en ciblant quelque 7.500 gènes, ils ont pu prédire presque huit fois sur dix le degré de dangerosité du médicament. Leurs travaux demandent à être approfondis, dans la mesure où ils pèchent par une série de limitations méthodologiques. Toutefois, ils pourraient déboucher sur la rédaction d’une grille de référence relativement simple et efficace.

Source: Reproductive Toxicology (www.journals.elsevier.com/r)
publié le : 05/06/2011 , mis à jour le 20/05/2014
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