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Retard de croissance fœtal : déclencher ou non l’accouchement

Dernière mise à jour: mars 2011 | 11538 visites
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news Un retard de croissance intra-utérin en fin de grossesse pose toujours la question de savoir s’il convient de déclencher l’accouchement, ou d’attendre la naissance spontanée. Les résultats d’une étude réalisée aux Pays-Bas semblent indiquer que les deux attitudes sont acceptables.

Les recherches ont été conduites au sein du Centre médical de l’Université de Leiden, auprès d’un panel de quelque 700 femmes enceintes de plus de 36 semaines, auprès desquelles un retard de croissance intra-utérin a été diagnostiqué. Elles ont été réparties en deux groupes numériquement équivalents : les premières devaient subir un déclenchement de l’accouchement ; alors que les secondes étaient surveillées quotidiennement en attendant le début spontané du travail (avec possibilité de déclenchement si la situation exigeait, en cas de détresse fœtale en particulier).

En moyenne, la naissance est intervenue dix jours plus tôt dans le groupe des accouchements provoqués, alors que les nouveau-nés pesaient 130 grammes de moins. Aucune différence notable entre les deux groupes n’a été observée sur le plan des complications néonatales ; ni en ce qui concerne le taux de césariennes ou de délivrances instrumentales. « Au vue des ces résultats, les deux attitudes semblent défendables », analyse le Journal international de médecine (JIM).

« Les patientes formellement opposées au déclenchement provoqué peuvent choisir l’attente sous surveillance étroite, mais le choix de provoquer l’accouchement paraît tout à fait rationnel, n’augmentant ni le risque de césarienne, ni les complications néonatales. Les auteurs soulignent toutefois l’intérêt qu’il pourrait y avoir à mieux différencier les fœtus présentant un retard de croissance de ceux qui sont simplement constitutionnellement plus petits ».


publié le : 03/04/2011
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