Stress et grossesse : l’enfant touché de plein fouet

Dernière mise à jour: novembre 2013 | 4317 visites
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news L’accumulation des situations de stress subies par la mère, davantage que leur nature, risque d’engendrer des troubles du comportement de l’enfant jusqu’à son adolescence.

Les événements stressants pris en considération sont très divers, et touchent à tous les aspects de l’existence : problèmes financiers, difficultés relationnelles au sein du couple, perte d’emploi, soucis avec les autres enfants de la famille, décès d’un proche… De précédentes études avaient montré que les situations de stress durant la grossesse influaient sur le comportement de l’enfant à long terme(avec des répercussions, notamment, sur les résultats scolaires).

Des chercheurs australiens (Perth) viennent de déterminer que ce n’est pas tant la nature des événements stressants qui joue un rôle crucial, mais bien leur accumulation. Quelque 3.000 femmes enceintes ont été enrôlées : les périodes de stress ont été enregistrées entre la 18ème et la 34ème semaine de grossesse. Les évaluations des enfants sont intervenues aux âges de 2, 5, 8, 10 et 14 ans.

Accompagner les mères les plus vulnérables


Le Dr Monique Robinson, qui a coordonné ces travaux, indique que « deux contraintes ou moins durant la grossesse ne sont pas associées avec un risque de trouble du développement de l’enfant, mais au-delà, l’association devient significative ». La psychologue ajoute : « Ces résultats examinent le risque pour la population générale, et peuvent bien sûr varier en fonction des individus. Indépendamment de l’exposition au stress dans l’utérus, un environnement favorable après la naissance peut fournir à l’enfant une énorme opportunité de changer le cours de son développement. C’est ce qu’on appelle « la plasticité du développement », signifiant que le cerveau peut s’adapter et changer à mesure que l’enfant grandit dans un environnement positif ».

En tout état de cause, « le message important de cette étude est le soutien à apporter aux femmes enceintes. Elle montre qu’il serait utile de cibler les programmes de soutien sur certaines communautés de femmes plus vulnérables, pour tenter autant que possible de limiter les situations de stress qui pourraient affecter négativement l’enfant à naître ».

Source: Development and Psychopathology (http://journals.cambridge.o)
publié le : 19/07/2011 , mis à jour le 25/11/2013
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