Un médicament contre les mauvais souvenirs

Dernière mise à jour: novembre 2013 | 4449 visites
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news Une molécule agissant sur les niveaux de cortisol (l’hormone du stress) réduirait l’intensité des émotions négatives liées aux souvenirs douloureux.

Cette observation, réalisée par des chercheurs de l’université de Montréal (Centre d’études sur le stress humain), pourrait s’avérer extrêmement précieuse pour la prise en charge des personnes souffrant de stress post-traumatique. Selon le Dr Marie-France Marin, à l’origine de ces recherches, l’administration de metyrapone – un médicament qui réduit sensiblement les taux de cortisol – altère, sur le long terme, la mémorisation d’un événement à connotation émotionnelle négative. D’un mauvais souvenir, en somme.

Pour arriver à cette conclusion, une expérience a été conduite sur trente-trois volontaires, répartis en trois groupes. Il leur a été demandé, à tous, de prendre connaissance d’une histoire intégrant des éléments neutres et d’autres négatifs. Trois jours plus tard, les participants du premier groupe ont reçu une dose unique de metyrapone, ceux du second groupe, une double dose, et ceux du troisième, un placebo (une substance inactive).

Les événements négatifs sont effacés


Rendez-vous une semaine plus tard, alors que le médicament avait été complètement assimilé, puis éliminé par l’organisme. Et surprise : il est apparu que les membres du groupe « double dose » rencontraient de sérieuses difficultés à se rappeler les événements négatifs relatés dans l’histoire, alors qu’ils se souvenaient sans problème des passages « neutres ».

Mieux : plus tard, alors que les niveaux de cortisol étaient revenus à la normale, l’effet d’atténuation des souvenirs négatifs était encore une réalité. Ce qui conduit les chercheurs à émettre l’hypothèse que les médicaments ayant la capacité de diminuer les niveaux de cortisol pourraient s’avérer d’une aide très précieuse pour soutenir les patients souffrant de stress post-traumatique. Au demeurant, l’indication pourrait être beaucoup plus large.

Source: Université de Montréal (www.umontreal.ca)
publié le : 02/08/2011 , mis à jour le 08/11/2013
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