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Moustiques : mais pourquoi c’est moi qui les attire ?

Dernière mise à jour: mai 2012 | 10487 visites
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news Les moustiques femelles (ce sont elles qui piquent) sont attirés par l’odeur. Les bactéries de la peau jouent un rôle crucial, et leur nature explique la raison pour laquelle certains sont des « victimes » désignées.

L’expérience a été conduite à l’université Wageningen (Pays-Bas). Les chercheurs ont constitué un panel d’une cinquantaine de volontaires, qu’ils ont confronté à des moustiques de l’espèce Anopheles gambiae ; l’un des principaux vecteurs du paludisme en Afrique, et qui étaient ici évidemment exempts de plasmodium, le parasite déclencheur de la maladie.

Des tests préalables avaient permis de déterminer le type d’odeur dégagée par la peau des participants, et les bactéries qui entraient en jeu dans ce processus. Il s’est avéré que neuf sujets étaient « particulièrement attractifs » pour les moustiques, alors que sept l’étaient « très peu ». Entre ces extrêmes, l’attirance était variable, sans présenter de caractère remarquable.

Des pièges bactériens

Dans un article publié par la revue « PLoS One », les scientifiques relèvent, d’abord, deux caractéristiques chez les personnes le plus souvent piquées : 1°) leur peau recèle une quantité plus importante de bactéries (ce qui n’a rien à voir avec l’hygiène), et 2°) la diversité microbienne est inférieure à celle des individus les plus épargnés. Et ils ajoutent que le type de bactéries joue un rôle crucial : certaines ont tendance à laisser les moustiques indifférents, alors que d’autres exercent un fort pouvoir d’attraction.

Pour ce qui concerne nos contrées, les implications pratiques de ces recherches sont relatives : un bon répulsif fait amplement l’affaire, alors qu’une piqûre de moustique n’engendre pas de conséquences bien sérieuses. Mais le contexte est très différent dans les zones où le paludisme sévit cruellement. Les auteurs, relayés par Futura Sciences, indiquent que leurs découvertes pourraient peut-être permettre de mettre au point des « pièges bactériens » susceptibles d’attirer et de neutraliser les moustiques.


publié le : 02/04/2012 , mis à jour le 07/05/2012
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