Les solutions contre la peur en avion

Dernière mise à jour: juillet 2016 | 20562 visites
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Les solutions contre la peur en avion

dossier La peur de l'avion est une phobie fréquente, comparable à celle de parler en public, de se retrouver enfermé (claustrophobie), d'évoluer dans la foule (agoraphobie) ou d'affronter le vide (acrophobie). Un tiers des adultes souffrent d'aviophobie à des degrés divers, de l'inquiétude à la panique, en passant par l'anxiété. Quelles solutions proposer ?

Les causes

Deux éléments majeurs sont à l'origine de cette peur :

• un autre type de phobie, qui n'est pas spécifique à l'avion (vide, foule, enfermement...)
• l'angoisse du crash (alors pourtant que l'avion constitue le moyen de transport le plus sûr)

On mentionnera également :

• la perspective de l'attentat terroriste (un risque infinitésimal)
• l'impact d'un précédent vol qui s'est mal déroulé (fortes turbulences, atterrissage d'urgence...)
• la peur de souffrir d'un grave problème de santé (une crise cardiaque, en particulier) et de ne pas pouvoir être secouru efficacement, la crainte de contracter une infection à bord (souvent liée à l'hypocondrie)
• l'inconnu, l'absence de contrôle, la méfiance envers la technologie
• une préparation chahutée, des circonstances de voyage stressantes

Voir aussi l'article : Que se passe-t-il si vous tombez gravement malade dans un avion ?

Les symptômes

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Les plaintes physiques

• des tremblements, une raideur musculaire
• des difficultés respiratoires
• des palpitations, une sensation d'oppression de la poitrine
• des problèmes gastro-intestinaux
• une transpiration excessive, des malaises, des étourdissements, des sueurs froides

Les plaintes psychologiques

• des troubles de la mémoire
• un sentiment de coercition
• de l'anxiété, du stress, de la tension

La prise en charge

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Elle consiste à apprendre à maîtriser sa peur (le cas échéant, une psychothérapie peut être utile). Les grandes compagnies aériennes proposent des stages spécifiques.

L'expérience montre que ces ateliers (payants) donnent de bons résultats. Ils se déroulent en deux temps.

La partie théorique

• Les aspects techniques. Comment fonctionne un avion ? Quelle est l'origine de ces bruits mécaniques qui paraissent si inquiétants ? Quelles sont les caractéristiques des différentes phases du vol (décollage, atterrissage...) ? Qu'est-ce qui est prévu en cas d'incident ? Que faire si les oreilles se bouchent ?

• Les aspects psychologiques, portant sur les tenants et les aboutissants de l'aviophobie.

La partie pratique

• L'apprentissage d'exercices de relaxation (respiration).

• Une mise en situation, soit dans un simulateur, soit lors d'un vol de courte durée.

Au-delà de cette approche de fond, les anxiolytiques et les calmants peuvent aider, mais leurs effets secondaires ne doivent pas être négligés.

Les conseils

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Pour atténuer autant que possible ses angoisses, et en tout cas ne pas les exacerber, voici une série de recommandations.

Avant le départ

• Toute la préparation - bagages, vérification des billets... - doit avoir été finalisée la veille.
• Ne pas rester à jeun : un repas léger est conseillé, en évitant les excitants (café, alcool...).
• S'habiller avec des vêtements amples.
• Arriver à l'aéroport bien à temps (enregistrement sans précipitation, pas de crainte de rater l'avion, parcours tranquille vers la porte d'embarquement...) et de préférence accompagné.
• Réserver un siège à l'avant de l'appareil, à hauteur des ailes : c'est à cet endroit que les turbulences sont le moins ressenties.

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A bord

Logiquement, c'est au moment de pénétrer dans l'avion que l'anxiété monte d'un cran.

• Il ne faut jamais hésiter à confier ses angoisses au personnel de cabine.
• Adopter une position détendue sur son siège, respirer calmement : la crispation physique renforce la tension psychologique.
• Les minutes qui précèdent le décollage constituent la phase la plus délicate pour la plupart des passagers souffrant d'aviophobie. Difficile de ne pas y penser, évidemment, mais il est possible de ne pas se braquer, en portant son attention sur autre chose : parler avec son voisin, se plonger dans de la lecture, fermer les yeux et écouter de la musique.. Et ceci dès le moment où l'on a pris place sur son siège et - au moins - jusqu'au terme de la phase de décollage.
• Surtout, ne pas chercher à identifier le moindre bruit bizarre (des écouteurs ou des boules quies ne seront pas superflus), la plus petite secousse de l'appareil.
• Ne pas consommer d'alcool : cela n'arrange rien et au contraire renforce le phénomène de déshydratation. A contrario, il est important de boire régulièrement de l'eau.
• S'efforcer, lors des longs trajets, de se lever et de marcher au moins une fois toutes les deux heures. Effectuer des exercices de relaxation.
• Lors de l'atterrissage, tout simplement se répéter que c'est la fin... du voyage.


publié le : 14/07/2016 , mis à jour le 12/07/2016
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