Cigarette : si vous ne parvenez pas à arrêter, essayez au moins de diminuer

Dernière mise à jour: janvier 2013 | 4771 visites
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news La diminution significative de sa consommation de tabac agit de manière bénéfique sur le risque de décès prématuré.

Le message prioritaire doit être clair : l’arrêt définitif du tabac constitue indéniablement la meilleure option. Ceci étant, il y a la réalité des choses : une proportion (très) importante des tentatives de sevrage se soldent par un échec. Dans ces conditions, si le fumeur n’arrive pas à se dégager de son addiction, y a-t-il un bénéfice à réduire sa consommation ?

Moins de cigarettes, moins de risques

Cette équipe de l’université de Tel Aviv estime que c’est le cas. Et elle n’affirme pas cela par pure intuition. Les chercheurs ont en effet examiné des données issues d’un suivi de très longue durée – jusqu'à quatre décennies ! – concernant quelque 5.000 hommes âgés en moyenne de 51 ans à l’entame. Tous étaient fumeurs et ils ont été répartis en trois catégories, selon l’intensité du tabagisme : entre une et dix cigarettes par jour, entre onze et vingt, vingt et une et davantage.

Premier point, évident : le fait d’arrêter de fumer induit le bénéfice le plus important en termes de réduction du risque de décès prématuré (d’origine cardiovasculaire en particulier). Deux : le fait de descendre de « catégorie » (nombre de cigarettes fumées par jour) s’accompagne aussi d’un réel bienfait, bien moindre que l’arrêt définitif, mais appréciable.

Les auteurs insistent sur le fait que leur intention ne consiste pas à recommander de fumer moins plutôt que de stopper ; mais ajoutent que lorsque le sevrage est manifestement hors de portée, l’option réduction est préférable à continuer à fumer autant qu’auparavant.

[Source : American Journal of Epidemiology]


publié le : 18/01/2013 , mis à jour le 17/01/2013
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