Cancer de l’estomac : attention au sel

Dernière mise à jour: juillet 2013 | 4001 visites
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news Une alimentation trop riche en sel augmente le risque de développer un cancer gastrique, en favorisant l’activité bactérienne.

Cette bactérie, c’est Helicobacter pylori, extrêmement répandue puisque la moitié de la population mondiale en est porteuse. Elle a été clairement identifiée comme un élément prépondérant dans la formation des ulcères gastroduodénaux. La question consiste à savoir pour quelle raison elle se manifeste avec autant de virulence chez les uns, alors qu’elle reste dans un état somnolent chez les autres.

Des chercheurs de l’université Vanderbilt (Nashville) ont mis en évidence le rôle-clé du facteur sel (déjà bien connu pour son effet délétère sur la pression artérielle). Ils ont conduit leurs expériences sur la gerbille de Mongolie. Les petits rongeurs ont d’abord été infectés par des souches agressives d’Helicobacter pylori, avant d’être répartis en deux groupes : les premiers ont été soumis à un régime alimentaire normal et les seconds à une alimentation enrichie en sel.

Un environnement qui fait toute la différence


Les tissus gastriques ont été analysés quatre mois plus tard : tous les animaux du « groupe sel » avaient développé un cancer de l’estomac, contre la moitié chez les autres. Au-delà donc de la virulence même de la bactérie, l’environnement dans lequel elle évolue joue un rôle si pas exclusif, du moins considérable.

L’explication de l’impact du sel tient au fait qu’il favorise la production par Helicobacter pylori d’une protéine oncogène (CagA). D’ailleurs, lorsque les bactéries sont manipulées génétiquement afin de neutraliser le gène codant pour cette protéine, aucune gerbille ne développe un cancer. En pratique : tout doux avec la salière…

Source: Infection and Immunity (http://iai.asm.org)
publié le : 16/07/2013 , mis à jour le 15/07/2013
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