Coups durs : la fragilité sous la carapace

Dernière mise à jour: août 2015 | 7802 visites
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news Certains encaissent mieux les coups durs de l’existence que d’autres. Mais jusqu’à quel point ?

Le concept de résilience renvoie à la capacité à surmonter les événements traumatisants, à rebondir après l’épreuve, à ne pas sombrer. Les personnalités qui sont en mesure de réagir de cette manière bénéficient a priori d’un avantage psychologique évident, notamment face à la menace du burn out. Les choses sont cependant plus complexes que cela, comme le montrent ces recherches conduites par une équipe de l’université de Montréal.

Elles ont porté sur un groupe de quelque cinq cents enseignants du primaire et du secondaire, sachant que les psychologues considèrent que leurs observations peuvent s’appliquer à n’importe quelle activité professionnelle. L’idée a consisté à évaluer le bien-être psychologique, en s’appuyant sur la faculté de résilience des uns et des autres. Et de manière étonnante, il apparaît que beaucoup parmi ceux qui affichent cette « carapace » sont affectés par un état de manque sur le plan relationnel, notamment par une certaine difficulté à s’ouvrir aux autres.

Ne pas s'enfermer dans sa bulle


En fait, si la résilience intervient comme un élément important, elle ne suffit certainement pas : d’abord, parce que cette capacité risque de ne durer qu’un temps, mais aussi car elle ne permet pas de faire l’impasse sur le relationnel. Comme l’explique l’un des auteurs, « les membres les plus résistants d’une équipe ne le seront pas toujours. Les plus résilients s’affaiblissent, alors que les autres remontent la pente. La santé psychologique dépend d’une combinaison de facteurs. Nous avons tous besoin d’entrer en relation avec les gens qui nous entourent, de nous sentir compétents dans nos tâches et de disposer d’une certaine autonomie. Ceci nous donne un sentiment d’utilité et une meilleure estime de nous-mêmes ».

Pour en revenir à cette image, la carapace n’est parfois qu’apparence, et elle risque toujours de se fissurer. Compter sur soi-même, c’est bien, pouvoir se tourner vers les autres, en ne s’enfermant pas dans sa bulle, c’est mieux.

Source: Département de psychologie – Université de Montréal (www.umontreal.ca)
publié le : 30/08/2013 , mis à jour le 06/08/2015
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