Blessure au foot : méfiance après un but ou un carton

Dernière mise à jour: juin 2014 | 2688 visites
voetbal-koppen-170_08.jpg

news A quels moments d’une rencontre les joueurs de football courent-ils les plus de risques d’être blessés ?

Cette question a fait l’objet d’une enquête très fouillée réalisée par des chercheurs de l’université de Göteborg (Suède), avec le soutien de la Fédération internationale de football (Fifa). Les circonstances dans lesquelles se sont produites toutes les blessures – suite à un contact ou pas - recensées à l’occasion des trois dernières Coupes du monde ont été analysées.

Que disent les principaux résultats ?

Les joueurs de l’équipe qui mène au score sont les plus menacés. Ceci s’expliquerait par un jeu plus agressif de l’adversaire.

Les attaquants sont les plus exposés, à la fois en raison d’une plus forte sollicitation musculaire et ligamentaire, mais aussi parce que les… défenseurs n’ont pas l’intention de se laisser faire.

La fréquence des blessures augmente pendant les cinq minutes qui suivent un but ou un carton (jaune ou rouge). Le problème ? Les joueurs se déconcentrent pendant ces interruptions de jeu, alors que leur état émotionnel change (pic de déception ou de joie) et que leur vigilance en prend un coup.

Plus le nombre de jours de récupération entre deux matchs est important, plus le risque de blessure s’accroît. Les chercheurs se disent surpris par cette observation. Ils mettent cela sur le compte d’un surplus d’énergie, qui fait jouer – et en tout cas démarrer… - la rencontre suivante à un niveau d’intensité plus élevé.

Ce ne sont là que quelques paramètres, évidemment, qui ne manquent cependant pas d’intérêt pour les joueurs comme pour les entraîneurs lors de la préparation et de la gestion d’un match. L’une des recommandations des auteurs serait de pouvoir exclure temporairement un joueur trop agressif (comme cela se pratique dans d’autres sports). Mais on envie d’ajouter que cela n’arrange en rien le problème des phases de déconcentration. Sans doute est-ce un moindre mal…

Source: British Journal of Sports Medicine (http://bjsm.bmj.com)
publié le : 28/01/2014 , mis à jour le 17/06/2014
pub

Restez informés !

Inscrivez-vous à notre newsletter:

Non, merci