Peur de l’accouchement : un risque majeur de dépression

Dernière mise à jour: avril 2014 | 3570 visites
zw-slapen-wit-psych-170_560_04.jpg

news La peur d’accoucher constitue un facteur de risque significatif de dépression post-partum, avec des conséquences (très) nuisibles tant pour la maman que pour le bébé.

La dépression post-natale ne doit pas être confondue avec le baby blues (qui concerne une proportion considérable de mamans, avec des symptômes relativement modérés et souvent sans lendemain). La dépression post-partum est beaucoup plus persistante et ses manifestations sont bien plus lourdes.

L’identification précoce des mères les plus exposées au développement de ce trouble est importante afin de pouvoir leur proposer un accompagnement spécifique. Ce syndrome dépressif peut en particulier avoir des répercussions sévères dans la capacité de la maman à s’engager dans la relation avec son bébé. Une étude réalisée en Finlande auprès de quelque 500.000 mères a mis en évidence les facteurs de risque majeurs de dépression post-partum.

Le premier, incontestablement, ce sont les antécédents de dépression. Viennent ensuite la peur de l’accouchement (qui multiplie par trois le risque de dépression post-natale), la naissance prématurée et l'annonce d’une anomalie congénitale. Bien entendu, ceci ne signifie pas que ces situations induisent systématiquement une dépression post-partum ou que celle-ci ne soit liée qu’à l’une de ces quatre conditions.

Néanmoins, poursuivent les auteurs de ces recherches, il s’agit de points de repère que les médecins doivent considérer avec une grande attention et s'y référer afin d'identifier les mamans les à risque.

Voir aussi l'article : Dépression maternelle : le dépistage est vital

Source: BMJ Open (http://bmjopen.bmj.com)
publié le : 11/04/2014 , mis à jour le 10/04/2014
pub

Restez informés !

Inscrivez-vous à notre newsletter:

Non, merci