Votre chat est-il trop gros ?

Dernière mise à jour: août 2015 | 8786 visites
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news Le surpoids et l’obésité sont des problèmes fréquents chez le chat. Or, cette situation l’expose à de sérieux risques pour sa santé. Comment faire pour qu’il retrouve son poids idéal ?

Problèmes articulaires, troubles métaboliques, fragilité cardiaque, sensibilité aux infections, mortalité prématurée… : l’excès de poids chez le chat n’est pas à prendre à la légère, loin s’en faut. Le fait qu’un chat soit « dodu » peut paraître réconfortant pour son maître, mais ce n’est certainement pas l’état idéal pour l’animal.

Comment savoir si son chat est trop gros ?


S’il est obèse, cela se voit directement, bien sûr, avec en particulier un ventre très gonflé. L’évaluation est moins évidente en cas d’excès de poids léger ou modéré, qu’il s’agit pourtant de surveiller.

Chez un chat de poids « normal », les côtes (ainsi que la colonne vertébrale) sont aisément palpables et on distingue bien – visuellement - le creux des flancs (disons la taille). Autrement dit, c’est un peu ou nettement moins le cas chez un chat en surpoids. Par ailleurs, les kilos en trop réduisent ses capacités physiques (sauter sur un meuble…) et… ses envies d’acrobaties.

Quelles solutions en cas de surpoids ?


Le principe de base, c’est de s’y prendre très progressivement, sans précipiter les choses. A partir de là, il n’y a pas trente-six solutions : il est nécessaire de diminuer les apports caloriques tout en stimulant l’activité physique.

La première question à se poser porte sur le poids qu’il faut atteindre : les rations seront adaptées en fonction de cet objectif, et non de son poids actuel. Les aliments humides (boîtes) seront répartis en autant de rations que possible (un maximum, donc) et les croquettes en libre-service. En effet, si on ne lui propose que deux ou trois repas par jour, le chat va avaler sa ration très rapidement, en mangeant donc à chaque fois de grandes quantités. A cause de cela, il va davantage fixer les graisses, mais il aura aussi tendance à quémander entre les repas. Or, une règle d’or impose de ne rien lui donner en dehors des repas.

Bien entendu, il faut procéder en douceur (il ne s’agit pas d’affamer son chat !), en adaptant les quantités par paliers. Une alimentation diététique est recommandée, avec moins de matière grasse et davantage de fibres et de protéines, en s’assurant que les besoins nutritionnels sont couverts.

L’autre pilier porte sur l’activité physique. Si le chat a accès à l’extérieur, il faut le laisser dehors autant que possible. Dans tous les cas, il est indispensable de le stimuler : en s’accordant des moments de jeu ensemble, en installant des espaces d’activité à l’intérieur (arbre à chat…) ou encore – et cette méthode est très intéressante - en couplant l’alimentation et l’exercice (une boule distributrice de croquettes…).

En principe, ces mesures devraient donner de bons résultats. Mais il faut faire preuve de patience et de persévérance ! Si malgré tout le chat ne perd pas de poids, il est possible que cela s’explique par un problème de santé. L’avis du vétérinaire est dès lors indispensable (ses conseils avant d’entamer le régime seront d’ailleurs précieux aussi).

Comment éviter la prise excessive de poids ?


Après l’amaigrissement, il est important de rester (très) vigilant et de contrôler régulièrement le poids. Il ne faut pas changer de type de nourriture (ne pas passer des croquettes à la pâtée, par exemple) et il est préférable de ne pas augmenter les quantités (le cas échéant, on peut choisir un aliment un peu plus énergétique).

Pour prévenir la prise de poids, les conseils renvoient à ceux pour maigrir : surveiller les quantités, ne pas concentrer les apports alimentaires en deux ou trois repas, ne rien donner d’autre que les croquettes ou la pâtée (avec une composition adaptée aux besoins) et faire en sorte que le chat se dépense physiquement.


publié le : 19/02/2015 , mis à jour le 06/08/2015
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