Risque cardiaque : la force du yoga

Dernière mise à jour: avril 2015 | 5249 visites
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news La pratique du yoga agit de manière (très) bénéfique sur plusieurs facteurs de risque cardiovasculaire et métabolique. Cette activité constitue un vrai outil de prévention.

Une équipe américaine (université Harvard) a croisé les résultats d’une trentaine d’études antérieures, dont l’objectif consistait à évaluer les bienfaits du yoga sur des paramètres comme les lipides sanguins (cholestérol, triglycérides…), la pression artérielle, l’indice de masse corporelle (IMC), la fréquence cardiaque, ou encore la glycémie (taux de sucre dans le sang). Mesurer les effets en tant que tels, mais aussi en comparaison avec ceux d’activités physiques dites aérobiques (vélo, natation,jogging...).

Une réduction du stress et de l'inflammation


Comme l’explique le Dr Boris Hansel (Journal international de médecine), « par rapport aux personnes ne pratiquant pas d’exercice, ceux qui font du yoga voient leurs facteurs de risque s’améliorer, en particulier l’IMC, le taux de bon – HDL – cholestérol, les triglycérides et la fréquence cardiaque ». Par contre, aucune différence réellement significative n’a été constatée pour la glycémie ou l’hémoglobine glyquée (une donnée de référence dans le suivi du diabète).

Un élément surprenant montre aussi que les bénéfices du yoga sont grosso modo équivalents à ceux des exercices physiques aérobiques. « Ces observations vont dans le sens d’un impact favorable du yoga, probablement en raison d’une réduction du stress et de la réponse inflammatoire parmi d’autres effets possibles », poursuit le Dr Hansel. Il se veut néanmoins prudent en ce qui concerne l’équivalence avec les autres activités physiques, dans la mesure où la diversité entre les études rend les comparaisons difficiles.

En pratique, conclut-il en substance, le yoga semble avoir toute sa place dans la prévention des maladies cardiovasculaires, mais il ne doit pas se substituer aux activités physiques telles qu’elles sont actuellement recommandées. Ils se complètent, en somme.

Source: European Journal of Preventive Cardiology (http://cpr.sagepub.com)
publié le : 13/04/2015 , mis à jour le 12/04/2015
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