Stress et prise de poids : comment briser la spirale ?

Dernière mise à jour: avril 2015 | 7665 visites
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news Le stress chronique apparaît comme un facteur de risque important de prise de poids. La méditation de pleine conscience pourrait intervenir très utilement.

Le stress aigu entraîne une perte brutale et momentanée de l’appétit, un stress moins intense et plus durable aboutit au résultat inverse chez 70% des personnes concernées, rappelle Le Point. Qui poursuit : « Le sujet intéresse évidemment les chercheurs qui travaillent sur la nutrition et qui aimeraient comprendre les mécanismes en jeu afin d’aider ces personnes à mieux maîtriser leur poids et leur stress ».

Mieux appréhender les signaux internes


Lors d’une menace immédiate, un stress aigu déclenche des réactions en chaîne dans le cerveau, correspondant à un mécanisme réflexe de survie. La production d’hormones spécifiques – comme l’adrénaline et le cortisol - grimpe en flèche, puis retombe aussi vite lorsque le danger est passé. Mais en cas de stress chronique, quand la menace est ressentie comme latente, toujours présente, le cortisol continue à être sécrété à des taux supérieurs à la normale, et l’organisme ne parvient pas à retrouver son équilibre (ce qu’on appelle l’homéostasie).

Cet état de stress chronique peut avoir des conséquences sérieuses sur le plan immunitaire, cardiovasculaire et nerveux. Et donc aussi sur le poids, sachant que le système cérébral de régulation de la réaction au stress partage les mêmes voies que le contrôle alimentaire. Ainsi, les personnes qui affichent des taux trop élevés de cortisol liés au stress sont plus susceptibles de présenter une obésité abdominale. A partir de là, les spécialistes considèrent que la maîtrise du stress – et des événements en cascade qu’il suscite – devrait contribuer, dans le contexte qui nous occupe, au contrôle du poids.

L’un des outils les plus intéressants pourrait être la méditation de pleine conscience, qui permet de mieux appréhender les signaux internes – ici la faim, la satiété, les émotions… - et de réagir de manière plus adéquate, plutôt que de s’appuyer sur des réponses apprises, formalisées. « Non seulement cette approche peut améliorer les choix alimentaires et la maîtrise du poids, mais elle réduit également le stress sous-jacent ».

Source: Food Today (www.eufic.org/page/fr/page/)
publié le : 28/04/2015 , mis à jour le 27/04/2015
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