Pourquoi les jeunes prennent trop de risques au volant

Dernière mise à jour: juin 2015 | 5042 visites
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news Les jeunes conducteurs ont tendance à conduire de manière plus impulsive, plus imprudente : le goût du risque prend le dessus sur la maîtrise du comportement.

Bien sûr, ce n’est pas systématique : nombre de jeunes conducteurs se montrent prudents et respectueux du code de la route. Il reste que globalement, l’âge joue un rôle majeur dans la prise de risque, sans même parler du manque d’expérience. Une équipe américaine (université de l’Illinois) a réalisé une expérience pour le moins instructive.

Des volontaires – grands adolescents – ont été installés dans un simulateur de conduite qu’ils occupaient soit seuls (premier test), soit avec leur maman assise sur le siège passager (second test). Pendant ces séances, l’activité cérébrale des jeunes conducteurs a été observée grâce à un appareil d’imagerie médicale.

Que constate-t-on ? D’abord que lorsqu’ils sont seuls, les jeunes automobilistes se lâchent, pour le dire comme cela. Ce qui est très intéressant, c’est la réaction du cerveau : un comportement limite (comme accélérer lorsque le feu passe à l’orange) s’accompagne d’une augmentation du flux sanguin dans une partie du cortex (striatum ventral) associée à la récompense. Ceci est peut-être vrai aussi chez l’adulte, sachant cependant que d’autres études ont montré que les adolescents sont beaucoup plus sensibles à ce processus (circuit de la récompense), beaucoup plus « en attente » de cette sensation de plaisir et de gratification.

Changement de décor lorsque maman prend place dans le simulateur : le jeune se montre alors bien plus prudent, avec une activation de la région de son cerveau liée au contrôle du comportement (cortex préfrontal) à l’approche du feu orange, pour reprendre cet exemple. Autrement dit, seul, c’est le plaisir (le défi, le risque…) qui compte, accompagné d’un parent, la réflexion et la maîtrise prennent le dessus.

De fait, cette expérience n’a pas été réalisée en situation réelle, et les dangers n’étaient que virtuels. Mais les résultats confirment que d’une manière générale, la tentation de la prise de risque est ancrée chez les jeunes, et que la présence à leurs côtés d’un parent (ou d’un autre adulte responsable) joue un rôle clé de régulation.

Source: Social Cognitive and Affective Neuroscience (http://scan.oxfordjournals.)
publié le : 24/06/2015 , mis à jour le 23/06/2015
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