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Cancer du testicule : un risque familial élevé

Dernière mise à jour: octobre 2015 | 6300 visites
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news Les antécédents familiaux constituent un élément clé dans le risque de développer un cancer du testicule, relativement rare mais en augmentation depuis quelques décennies.

En fait, le cancer du testicule regroupe plusieurs types de tumeurs, et si le risque familial était connu, il a été quantifié par une équipe scandinave. Cette étude a porté sur quelque 20.000 patients souffrant d’un cancer testiculaire. Les chercheurs ont déterminé si un parent proche (père, frère) avait été atteint par la maladie. Que disent les résultats ?

Lorsqu’un frère a été touché, le risque est multiplié par quatre par rapport à la population générale et par vingt s’il s’agit d’un frère jumeau (monozygote).
Lorsque le père a été affecté, le risque est multiplié par deux.
Lorsque deux proches sont concernés, le risque est multiplié par dix-sept (et donc davantage s'il s'agit d'un « vrai » frère jumeau).

La probabilité est encore plus élevée lorsqu’on examine certains sous-types de cancer testiculaire. Concernant l’augmentation du risque, elle peut fluctuer en fonction de l’incidence de ce cancer (plus ou moins fréquent) dans l’un ou l’autre pays. Par ailleurs, l’âge entre aussi en ligne de compte. Comme l’explique le Dr Jean-Fred Warlin (Journal international de médecine), « en gros, le fils qui développe un cancer du testicule le fera à peu près au même âge que son père, et le risque d’en souffrir est d’autant plus élevé que le cancer testiculaire du proche a été précoce » (avant 30 ans). Synthèse du Dr Warlin : « Cette étude met l’accent sur le risque familial du cancer du testicule et à un âge très voisin de celui où le membre de la famille a été atteint ».

Source: European Urology (www.europeanurology.com)
publié le : 02/10/2015 , mis à jour le 01/10/2015
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