Préjugés : la puissante influence des parents

Dernière mise à jour: février 2016 | 4923 visites
kind-ouders-170_400_09.jpg

news Les préjugés s’acquièrent très tôt dans l’existence, et le rôle des parents est déterminant. La démonstration avec le regard sur l’obésité.

Les préjugés que subissent les personnes en surpoids sont associés à des conséquences très préjudiciables. Des chercheurs néo-zélandais (université d’Otago) ont voulu mieux comprendre à quel stade du développement de l’enfant ces préjugés se formaient, et pour quelles raisons. Ils ont mis en évidence un élément qui n’explique sans doute pas tout, mais qui semble tenir une place importante : les propres préjugés de la maman.

Des couples mère – enfant ont participé à une expérience fort instructive. D’abord, les préjugés des mamans concernant l’obésité ont été évalués par questionnaire. Ensuite, les enfants, âgés de 1 à 3 ans, ont participé à des séances pendant lesquelles dix paires de photos étaient diffusées successivement : l’une d’une personne en excès de poids, l’autre d’une personne de poids normal. Les visages avaient été masqués. L’intention consistait à mesurer le temps pendant lequel les enfants observaient l’une ou l’autre photo (ce qu’on appelle « le regard préférentiel »).

Premier élément : les enfants les plus jeunes ont plutôt tendance à regarder les silhouettes des personnes obèses. Deux : les plus âgés vont davantage s’attarder sur les personnes de poids normal. Trois, et c’est le point majeur : la réaction des plus grands est clairement associée aux préjugés de la maman. En fait, plus celle-ci se dit « anti-obésité », plus l’enfant aura tendance à détourner son regard de la personne en surpoids pour se porter sur la personne de poids santé. « Ce temps de regard peut être considéré comme un indicateur », expliquent les chercheurs. « C’est une sorte de signal précurseur du développement des préjugés anti-obésité, intégrés par l’enfant par le biais de l’attitude de sa maman ». A l’instar d’autres préjugés, acquis très tôt dans l’existence.

Source: Journal of Experimental Child Psychology (www.journals.elsevier.com/j)
publié le : 03/02/2016 , mis à jour le 02/02/2016
pub

Restez informés !

Inscrivez-vous à notre newsletter:

Non, merci