Problèmes scolaires : évaluer le risque dès l’âge de… 3 ans

Dernière mise à jour: avril 2016 | 4920 visites
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news Les enfants qui présentent une mémoire de travail moins efficace vers 2 – 3 ans sont plus à risque de décrochage scolaire bien des années plus tard.

Comment définir la mémoire de travail ? Cette notion renvoie au stockage de l’information pendant une très courte durée (quelques secondes) avant son utilisation. C’est elle qui est mobilisée lors d’un effort soutenu, en permettant de contrôler l’attention et de résister à la distraction. Exemple : lors d’un calcul mental, on lit ou on entend les chiffres, on les garde en mémoire (de travail), puis on effectue l’opération. Les défaillances de la mémoire de travail ont été associées, chez l’enfant, aux troubles de l’apprentissage et du langage, ainsi qu’au trouble du déficit de l’attention (TDA/H).

Cette équipe québécoise (université Concordia) avait déjà établi une association entre la mémoire de travail à un très jeune âge et les compétences scolaires (dont l’engagement en classe) plus tard dans l’existence. Ici, l’étude a concerné quelque 1.800 enfants âgés de 2,5 à 3,5 ans. Leur mémoire de travail a été évaluée sur une échelle spécifique. Une dizaine d’années plus tard, alors qu’ils étaient âgés de 13 ans, les chercheurs ont analysé leur parcours scolaire, en tenant compte de paramètres comme le QI verbal et non verbal, le statut socio-économique, ainsi que le sexe.

Résultat : plus l’enfant avait obtenu un bon score lors des tests de mémoire de travail une décennie auparavant, moins il s’exposait au risque de décrochage scolaire. Les spécialistes estiment dès lors que cet indicateur pourrait permettre de détecter très tôt les enfants susceptibles de connaître ces difficultés scolaires, et surtout d’intervenir pour mieux les préparer. De quelle manière ? Les parents peuvent stimuler aussi souvent que possible les capacités de leur jeune enfant (jeux de rôle, exercices de mémoire avec des jouets…), sachant que la prise en charge professionnelle est nécessaire (neuropédiatre) en cas de doute, ne fût-ce que pour cerner correctement la situation.

Source: Intelligence (www.journals.elsevier.com/i)
publié le : 15/04/2016 , mis à jour le 14/04/2016
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