Soleil ou pluie : comment la météo joue sur le moral

Dernière mise à jour: mai 2016 | 5338 visites
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news L’effet des conditions météorologiques sur l’humeur est bien réel : la sévérité des symptômes dépressifs fluctue selon le temps qu’il fait.

Dans la population générale, on sait que l’hiver peut être associé à une altération du moral, et que l’arrivée des beaux jours aide à relancer la mécanique. Chez les patients dépressifs, ou à tout le moins dont le moral est fragilisé, l’influence de la météo pourrait être bien plus sournoise, et s’étaler sur toute l’année au gré des périodes de pluie et d’ensoleillement. C’est en tout cas le sens des observations réalisées par une équipe irlandaise. L’un des paramètres intéressants porte sur la superficie de l’Irlande : ce pays n’est pas très étendu, il n’est donc pas soumis à des différences climatiques énormes entre ses régions, et il s’agit dès lors d’un territoire d’étude d’autant plus intéressant. Les observations ont concerné des adultes d’âge mûr (au-delà de 50 ans).

Comme l’explique le Dr Alain Cohen (Journal international de médecine), les chercheurs ont utilisé la technologie GPS pour recueillir, à un kilomètre près de l’endroit où vivaient les participants, toutes les informations météorologiques (température, pluviométrie, ensoleillement…). L’étude est d’ailleurs qualifiée de « géo-épidémiologique ».

Que constate-t-on ?

• Les taux les plus élevés de symptômes dépressifs sont observés en hiver, et les plus faibles au printemps.

• Les personnes vivant dans les zones avec la pluviométrie la plus élevée présentent les symptômes dépressifs les plus marqués : ceux-ci se renforcent au fur et à mesure que la quantité de pluie augmente (sur base annuelle), sachant aussi que l’effet est quasiment immédiat (pendant les jours pluvieux et après une période de forte pluviosité).

• Celles et ceux qui habitent dans les zones les plus ensoleillées sont les moins exposés aux troubles dépressifs, et il existe une relation directe avec le nombre d’heures d’ensoleillement.

Les auteurs ajoutent que les différences dans les paramètres météorologiques sont souvent modestes d’une région à l’autre et néanmoins « leurs effets sur l’humeur sont importants ».

Source: Journal of Affective Disorders (www.journals.elsevier.com/j)
publié le : 27/05/2016
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