Quel traitement contre le zona ?

Dernière mise à jour: juin 2016 | 11686 visites
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news Le zona est causé par la réactivation du virus de la varicelle contracté pendant l'enfance. La douleur est le symptôme le plus invalidant. Comment intervenir ?

La revue médicale Prescrire rappelle d’abord que le zona ne survient en général qu’une seule fois chez une même personne (sauf en cas de déficit immunitaire). La principale complication à terme porte sur la persistance de douleurs neuropathiques, qui peuvent être particulièrement pénibles.

Dans la phase aiguë du zona, divers soins locaux sont proposés pour prévenir la surinfection ou soulager les douleurs : toilette à l’eau et au savon, application de poches (vessies) de glace, pansements non adhésifs (notamment humides) pour limiter le contact avec les vêtements… En ce qui concerne les médicaments contre la douleur, le paracétamol constitue un premier choix. Dans les formes très douloureuses, il est parfois nécessaire d’envisager un opioïde (tel que la morphine) à la dose minimale efficace. Prescrire souligne que les anti-inflammatoires non stéroïdiens (Ains), y compris l’aspirine, sont à éviter « en raison du risque de complications infectieuses cutanées graves ».

Des antihistaminiques H1 sédatifs sont parfois proposés en cas de démangeaisons intenses et qui gênent le sommeil. S’il existe un risque élevé de complications, notamment chez les patients âgés de plus de 70 ans, l’antiviral valaciclovir s’inscrit comme le traitement oral de premier choix pour réduire la durée de la phase douloureuse initiale et le risque de douleurs chroniques. Face à un zona ophtalmique, l’application de larmes artificielles, de pommade ophtalmique inerte ou de pansements oculaires atténue l’inconfort du patient et vise à réduire le risque de lésions de la cornée. La gravité et la fréquence des complications oculaires du zona ophtalmique justifient l’emploi systématique au plus tôt de valaciclovir.


publié le : 25/06/2016 , mis à jour le 24/06/2016
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