Pression artérielle : faire baisser oui, mais pas trop

Dernière mise à jour: novembre 2016 | 12350 visites
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news La maîtrise de la pression sanguine est cruciale, notamment chez le patient coronarien. Trop haute, ce n’est pas bon du tout, mais trop basse, cela pose aussi problème.

« La pression sanguine optimale chez les patients hypertendus continue de faire débat, en particulier en présence de troubles coronariens », explique Le Généraliste. Troubles coronariens, c’est-à-dire lorsque les coronaires, les artères qui alimentent le cœur, ne remplissent pas correctement leur rôle d’irrigation. A l’heure actuelle, les directives européennes préconisent de cibler la tension à 140/90 mmHg. Pourtant, certains estiment que « au plus bas, au mieux », et font notamment référence à une étude américaine récente qui situait la pression artérielle idéale à 120/70 mmHg. Cet objectif ne fait pas l’unanimité.

Une équipe française (hôpital Bichat) fournit de nouvelles données portant sur quelque 23.000 personnes réparties dans 45 pays, des coronariens stables traités pour une hypertension, et suivis pendant cinq ans. « Les résultats sont sans appel », souligne Le Généraliste, puisque « la mortalité totale ou d’origine cardiovasculaire, les infarctus du myocarde, les accidents vasculaires cérébraux et les hospitalisations pour insuffisance cardiaque sont plus fréquents lorsque la pression systolique est inférieure à 120 mmHg et la pression diastolique arrive en dessous de 70 mmHg. Ceci appuie l’existence d’une hausse du risque en cas de tension trop élevée ou trop faible, avec une courbe en J ». Le Généraliste poursuit : « Ces données suggèrent que les recommandations européennes demeurent valables et elles auront sans doute un impact clinique pratique en incitant les médecins à veiller à ne pas trop baisser la pression sanguine chez les patients avec des symptômes coronariens ».

Source: The Lancet (www.thelancet.com)
publié le : 09/11/2016 , mis à jour le 08/11/2016
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