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Alcool : l’impression d'être saoul, ça dépend aussi… des autres

Dernière mise à jour: novembre 2016 | 15175 visites
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news « Etes-vous ivre ? » La question est simple, la réponse l’est beaucoup moins. En fait, dans un bar, un café ou une discothèque, la perception d’avoir trop bu dépend beaucoup de l’état d’ébriété (ou non…) des autres consommateurs.

Bien sûr, la consommation d’alcool en tant que telle trouble (fortement…) le jugement. Ce que montre cette équipe galloise (université de Cardiff), c’est que l’environnement joue aussi un rôle important dans l’évaluation de sa propre ivresse. Les chercheurs ont enquêté en soirée dans les pubs de la capitale du pays de Galles et ont interrogé quelque 2.000 clients de tous âges, dont l’alcoolémie a été déterminée par un test d’haleine. On leur a demandé ce qu’ils avaient bu, s’ils avaient l’impression d’avoir exagéré et s’ils étaient saouls.

De manière assez constante, les répondants basent l’auto-évaluation de leur ivresse en fonction de celle des consommateurs qui les entourent, et plus particulièrement ceux du même sexe. Plus les autres clients ont (beaucoup) bu, moins on considère avoir consommé trop d’alcool, et moins on pense être (très) saoul. Il y a donc alors une sous-estimation de sa consommation d’alcool et de son degré d’ivresse, ainsi que des risques associés.

Voilà pour le constat. Concernant les implications, les chercheurs explorent certaines pistes afin d’améliorer la perception subjective de l’ivresse. L’une d’entre elles consisterait à augmenter le nombre de clients sobres dans les environnements nocturnes propices à la consommation d’alcool, par exemple en demandant au sein d’un groupe que certains ne boivent pas, ou peu. Comme cela se fait pour celui qui conduira la voiture après la fête, mais ici à une échelle plus large. C’est une suggestion théorique…

Source: BMC Public Health (www.biomedcentral.com/bmcpu)
publié le : 27/11/2016 , mis à jour le 26/11/2016
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