Maman : manger le placenta, bonne ou mauvaise idée ?

Dernière mise à jour: juin 2017 | 2524 visites
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news Aux États-Unis, ce comportement fait rage et chez nous, il se répand petit à petit : des mamans mangent le placenta après l’accouchement. Il existe même des sites internet qui en livrent des recettes : au four, sauté, bouilli, séché, en smoothie… Des petites entreprises transforment le placenta en une poudre insérée dans des capsules. Cette pratique porte un nom scientifique : la placentophagie.

Pourquoi manger du placenta ?

Le placenta contiendrait beaucoup de vitamines et de fer. Sa consommation rétablirait l’équilibre en fer et le dosage hormonal, procurerait un regain d’énergie, permettrait d’accélérer le rétablissement et protégerait contre la dépression post-natale. Il préviendrait l’insomnie, stimulerait l’allaitement, contribuerait à l’élasticité de la peau, renforcerait le lien entre la mère et l’enfant... En outre, presque tous les mammifères mangent le placenta. Pourquoi pas nous ? Enfin, des célébrités, comme Kourtney Kardashian et Alicia Silverstone l’ont fait, ce qui encourage le phénomène.

Il n’existe cependant aucune preuve scientifique qui confirme ces avantages chez l’être humain, comme l’indiquait récemment la revue Archives of Women’s Mental Health, qui a analysé 10 études sur la placentophagie.

Quels sont les risques possibles ?

Le placenta agit comme un filtre pour protéger le foetus des toxines et des polluants. Les bactéries, les virus et les substances nocives restent dans le tissus placentaire à la naissance. Manger le placenta pourrait donc être risqué, tant pour la mère que pour l’enfant qu’elle allaite. Enfin, les conditions optimales de stockage et de préparation du placenta (et des poudres de placenta) sont totalement inconnues.

Les auteurs de l’article dans Archives of Women's Mental Health se demandent également s’il est raisonnable que des femmes qui ont été très prudentes avec leur alimentation pendant la grossesse et l'allaitement consomment quelque chose d’aussi mal connu et dont les avantages ne sont pas prouvés. Le Collège britannique des sages-femmes recommande également de se débarrasser du placenta.

Quelle conclusion ?

À ce stade, il n’y a aucune preuve que la consommation de placenta soit bénéfique, alors qu’elle peut présenter des risques.


publié le : 07/06/2017 , mis à jour le 07/06/2017
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