Aliments pour bébé : l'inquiétante présence d'arsenic

Dernière mise à jour: mars 2019 | 4286 visites
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news Dans un récent rapport, le Conseil supérieur de la santé a mis en évidence les risques de la présence d'arsenic dans les aliments pour bébé. Le riz est l’une des plus grandes sources d’arsenic dans le régime alimentaire des tout-petits. A quel point faut-il s'inquiéter et quels conseils peut-on donner ?

La Belgique, à l'instar de plusieurs autres pays européens, recommande que la consommation de riz et de produits à base de riz par les jeunes enfants et les femmes enceintes soit aussi limitée que possible.

Qu'est-ce que l'arsenic ?

L'arsenic est un métal lourd présent dans le sol et les eaux souterraines. Très toxique pour les humains, il était autrefois utilisé dans les peintures, les colles et les pesticides. À fortes doses, il peut être fatal et consommé sur une longue période, il augmente le risque de cancer.

Et l'alimentation ?

L'arsenic est naturellement présent dans de nombreux produits alimentaires, tels que le riz et les produits à base de riz, le poisson, les crustacés, les algues et l'eau... potable dans certains pays. Des aliments spécifiques tels que les algues hijiki peuvent entraîner une exposition importante à l'arsenic lors de la préparation, le stockage et la consommation.

L'arsenic dans les aliments pour bébé

Le riz est le produit alimentaire le plus riche en arsenic. Les concentrations vont de 0,1 mg / kg dans le riz destiné à l'alimentation des bébés et des tout-petits à 0,3 mg / kg dans les gâteaux de riz. Dans le riz blanchi non précuit, la teneur maximale autorisée est de 0,2 mg / kg, dans le riz précuit et dans le riz décortiqué de 0,25 mg / kg.

Les connaissances actuelles sur les effets de l'arsenic dans les aliments reposent toutefois sur les résultats obtenus chez l'adulte, dont les limites de risque ne sont pas pareilles à celles des enfants, qui sont plus susceptibles de développer des troubles. C'est pourquoi, explique le Conseil supérieur de la santé, des mesures plus strictes sont nécessaires pour les enfants.

• Les nourrissons et les tout-petits sont encore en phase de développement.
• Les facteurs de risque liés à l'apport en arsenic sont basés sur l'apport quotidien par unité de poids corporel. Les petits sont donc plus rapidement exposés.
• Plusieurs facteurs, tels que l'intolérance au lactose, l'allergie aux protéines du lait ou un régime végétalien, doivent également être pris en compte.

Les recommandations pour les jeunes enfants

• L'allaitement est préférable pendant les premiers mois de la vie, c’est qui assure la plus faible concentration en arsenic.

• L'allaitement, le biberon ou le lait de vache ne peuvent pas être remplacés par des boissons à base de riz.

• Les parents devraient consulter un médecin ou un diététicien pour connaître les alternatives appropriées, surtout en cas d’allergie ou d’intolérance.

• Les bébés et les jeunes enfants doivent avoir une alimentation variée et équilibrée. Les sources d'amidon dans les aliments (telles que les pommes de terre et les pâtes) ne peuvent pas uniquement être remplacées par des aliments solides à base de riz.

• Faites bouillir le riz dans une quantité d'eau suffisante (6 fois plus d'eau que de riz) et videz l'eau de cuisson avant de servir le riz.

• Ne donnez pas régulièrement des gâteaux ou des galettes de riz comme collation. Chez un bébé de 1 an, avec deux biscuits à base de riz par jour, la concentration en arsenic dans le corps augmente de 23%.

Les recommandations pour les femmes enceintes

L'arsenic provenant du régime alimentaire de la femme enceinte peut traverser le placenta et atteindre l'enfant à naître.

• La consommation de riz et de produits à base de riz doit être limitée pendant la grossesse.

• Faites bouillir le riz dans une quantité d'eau suffisante (6 fois plus d'eau que de riz) et videz l'eau de cuisson avant de servir le riz. Ceci s'applique également à l'eau de cuisson d'autres produits contenant beaucoup d'arsenic.

• La consommation d'algues hijiki doit être évitée.

• Limitez la consommation d'autres algues alimentaires à un maximum de 7 g par jour (soit une demi-cuillerée d’algues déshydratées).


publié le : 22/03/2019 , mis à jour le 21/03/2019
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